lundi 15 août 2011

Londres une autre façon de voir les émeutes ( et vidéo controversé de l'historien David Starkey)

Les émeutiers sont noirs, les terroristes sont musulmans et les anges sont blancs.
Voilà la pensée simplifiée de nos élites intellectuelles de droite

Les riches se livrent au pillage, mais seulement ils le font plus discrètement que les pauvres
Le titre de l'article a été volontairement inversé!

Les pauvres se livrent au pillage, mais les riches aussi. Seulement, ils le font plus discrètement!

En regardant, depuis deux jours, les images des émeutes qui ont lieu en Angleterre, et surtout en écoutant les commentaires des hommes politiques, qu'ils soient britanniques ou français, il m'a paru de plus en plus évident que, soit nous avions à faire à une bande d'incapables, soit nous étions face à des individus de très mauvaise foi. La palme de la mauvaise foi revenant au vice-premier ministre Nick Clegg, qui a qualifié les émeutes auxquelles nous avons pu assister à de la « violence gratuite et du vol opportuniste, ni plus ni moins ».

Certes il est bien plus facile pour lui d'instrumentaliser à son profit le « choc » des images et de faire dévier le débat de fond sur des questions d'effectifs policiers ou de stratégie de Scotland Yard ou sur des questions de sémantique du genre « manifestation ou émeutes?». Il est vrai que face à ces images d'entrepôts en flammes, de vitrines brisées, de magasins pillés, il était facile botter en touche, et de ne pas remettre en cause un seul instant les décisions politiques qu'il a prises, entrainant la méfiance et le ressentiment de certains habitants de quartiers défavorisés, et leurs conséquences pour les plus démunis!

Il se pourrait, cependant, qu’enferrée dans sa logique néo-libérale, la classe médiatico-politique anglaise, jumelle de la classe médiatico-politique française au pouvoir, ne veuille pas comprendre que la politique qu’elle mène ( et soutient) depuis plus de 30 ans, entièrement dédiés au système financier et à sa seule prospérité, génère bon nombre de frustrations au sein des populations. Frustrations qui peuvent très vite, et sans qu’on sache exactement pourquoi, dégénérer en révolution ou en émeutes sporadiques

Il est édifiant d’observer le vocabulaire utilisé par la majorité des grands médias pour qualifier les évènements du week-end passé : « zones de guerre ». « Règne des gangs », « Les brutes dominent », « l’anarchie en Grande-Bretagne », « descente aux enfers ». « Un été de non-droit », « crétins incendiaires ». Manifestement, il était de bon ton, dans les médias anglais, de faire « monter la mayonnaise »… Pensez donc, commettre un tel crime contre la société de consommation, s’apparente chez certains de nos contemporains à un crime de lèse-majesté!

Seul signe de lucidité dans cette cacophonie de libéraux indignés et irresponsables, la voix de l’éditorialiste Mary Riddell, dans The Daily Telegraph

«Ce n’est pas une coïncidence si ces troubles éclatent alors que l’économie globale est au bord de la chute libre…Nos gouvernements successifs ont tous leurs responsabilités dans le développement de la pauvreté, des inégalités, de l’inhumanité, désormais exacerbés par la tourmente financière… Une partie de nos jeunes a basculé de l’autre versant de notre nation en ruine ».

La suite est à lire sur le Blogue de l'auteur, et c'est ici :


Entrevue controversée de l'historien David Starkey
« Les blancs sont devenus noirs »,


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