Libye - Situation -19 août 2011 - vidéo pour anglophones - journaliste indépendant
La situation réelle sur le terrain aujourd’hui présentée par un journaliste indépendant. (en anglais);
Derrière les conflits qui agitent la région, les impérialistes doivent se féliciter de la stratégie développée par le PNAC (voir document PDF)
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Une « guerre humanitaire » contre la Syrie? L’escalade militaire : Vers une guerre élargie au Moyen-Orient et en Asie centrale?
par Michel Chossudovsky
« Lorsque je suis retourné au Pentagone en novembre 2001, un officier d’état-major de haut rang avait du temps pour discuter. Oui, nous nous dirigions toujours vers une confrontation avec l’Irak, a-t-il affirmé. Mais il y avait plus que cela. Cela faisait l’objet de discussions et constituait une phase d’un plan projetant une campagne de cinq ans disait-il, où l’on trouvait en tout sept pays en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, le Lybie, l’Iran, la Somalie et le Soudan. » Général Wesley Clark
Depuis le milieu des années 1990, une vaste guerre au Moyen-Orient et en Asie centrale est sur la planche à dessin du Pentagone.
Dans le cadre de ce scénario de guerre élargie, l’alliance États-Unis-OTAN envisage de mener une campagne militaire contre la Syrie en vertu d’un « mandat humanitaire » sous l’égide de l’ONU.
L’escalade fait partie intégrante du programme militaire. La déstabilisation des États souverains par le « changement de régime » est en étroite coordination avec la planification militaire.
Il existe une feuille de route militaire caractérisée par une série de théâtres de guerre des États-Unis et de l’OTAN.
Les préparatifs de guerre visant à attaquer la Syrie et l’Iran sont dans un « niveau de disponibilité opérationnelle avancé » depuis plusieurs années. Le Syria Accountability and Lebanese Sovereignty Restoration Act of 2003 (Acte de restauration de la souveraineté libanaise et de la responsabilisation de la Syrie de 2003) classe la Syrie parmi les « États voyous », soit un pays soutenant le terrorisme.
Pour le Pentagone, la Syrie fait partie d’une guerre plus vaste visant l’Iran. Le président George W. Bush a confirmé dans ses mémoires qu’il avait « ordonné au Pentagone de planifier une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran et [avait] envisagé d’attaquer clandestinement la Syrie ». (George Bush's memoirs reveal how he considered attacks on Iran and Syria, The Guardian, 8 novembre 2010)
Ce vaste programme militaire est intimement lié aux réserves stratégiques de pétrole et aux routes de pipelines. Il est appuyé par les géants pétroliers anglo-étasuniens.
Le bombardement du Liban en juillet 2006 relevait d’une « feuille de route militaire » soigneusement planifiée. L’extension de la « guerre de juillet » contre le Liban et la Syrie avait été envisagée par les planificateurs militaires des États-Unis et d’Israël. Elle a été abandonnée dès que les forces terrestres israéliennes furent vaincues par le Hezbollah.
La guerre d’Israël contre le Liban en juillet 2006 visait également à établir un contrôle israélien sur le littoral du nord-est de la Méditerranée, incluant les réserves pétrolières et gazières marines dans les eaux territoriales libanaises et palestiniennes.
Les plans d’invasion du Liban et de la Syrie sont demeurés sur la planche à dessin du Pentagone malgré le retrait d’Israël lors de la guerre de juillet 2006 : « En novembre 2008, à peine un mois avant que Tel-Aviv ne commence son massacre dans la bande de Gaza, l’armée israélienne a exécuté une série d’exercices nommée Shiluv Zro’ot III (Croisement de fer III) simulant une guerre sur deux fronts contre le Liban et la Syrie. L’exercice militaire comprenait la simulation d’une invasion massive à la fois de la Syrie et du Liban (Voir Mahdi Darius Nazemoraya, La prochaine guerre d’Israël : après la bande de Gaza, le Liban?, Mondialisation.ca, 10 février 2009)
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Une « guerre humanitaire» sous le logo de la « responsabilité de protéger» (R2P) contre la Syrie contribuerait également à la déstabilisation continue du Liban.
Si une campagne militaire devait être menée contre la Syrie, Israël serait directement ou indirectement impliqué dans les opérations militaires et dans celles du renseignement.
Une guerre contre la Syrie engendrerait à une escalade militaire.
Il existe actuellement quatre théâtres de guerre distincts : l’Afghanistan et le Pakistan, l’Irak, la Palestine et la Libye.
Une attaque contre la Syrie mènerait à l’intégration de ces différents théâtres de guerre, ce qui conduirait finalement à une guerre élargie au Moyen-Orient et en Asie centrale, engloutissant une région entière, de l’Afrique du Nord à l’Afghanistan et au Pakistan en passant par la Méditerranée.
Le mouvement de contestation vise à justifier une intervention militaire contre la Syrie. L’on nie l’existence d’une insurrection armée. Les médias occidentaux ont décrit en bloc les récents événements en Syrie comme un « mouvement de contestation pacifique» contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, alors que les preuves confirment l’existence d’une insurrection armée intégrée par des groupes paramilitaires islamistes.
Dès le début du mouvement de contestation à Daraa à la mi-mars, des coups de feu ont été échangés entre la police et les forces armées d’un côté et des hommes armés de l’autre. Des actes pyromanes ont également été commis contre des édifices gouvernementaux. À la fin juillet à Hama, des édifices publics ont été incendiés, dont le palais de justice et la banque de Crédit Agricole. Les distributeurs de nouvelles israéliens, tout en négligeant l’existence d’un conflit armé, ont néanmoins reconnu que les « contestataires [étaient] armés de mitrailleuses lourdes ». (DEBKAfile, Reportage sur Hama, 1er août 2011)
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Alors que le régime syrien n’est en rien démocratique, l’objectif de l’alliance militaire des Etats-Unis, de l’OTAN et d’Iraël n’est pas du tout de promouvoir la démocratie. Bien au contraire, l’intention de Washington est d’y installer un régime marionnette.
L’objectif est de diaboliser le président Al-Assad via une campagne médiatique de désinformation et de manière plus élargie de déstabiliser la Syrie en tant qu’état séculier. Le dernier objectif étant réalisé par le soutien discret d’organisations islamistes variées:
La Syrie est dirigée par une oligarchie autoritaire qui a utilisée la force brutale envers ses citoyens. Néanmoins, les émeutes ayant cours en Syrie sont complexes. Elles ne peuvent pas être vues comme une quête directe de liberté et de démocratie. Il y a eu une tentative de la part des Etats-Unis et de l’UE d’utiliser des émeutes en Syrie afin de mettre la pression et d’intimider les dirigeants syriens. L’Arabie Saoudite, Israël, la Jordanie et l’alliance du 14 Mars ont tous joué un rôle dans le soutien de l’insurrection armée.
La violence qui a éruptée en Syrie a été soutenue de l’extérieur avec pour objectif de tirer avantage des tensions internes ainsi générées....
Michel Chossudovsky
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