Le Groupe de combat islamique libyen (LIFG) est une faction de l'insurrection selon un rebelle.
Un neveu, Hisham al-Obaidi, qui assistait aux obsèques, a raconté à l'Associated Press, que des hommes armés avaient tiré sur Younès, avant de lui trancher la gorge, de mettre le feu à son corps et de l'abandonner près de Benghazi, le fief de rebelles dans l'est de la Libye.
Younès a été tué alors qu'il avait quitté son quartier général, proche de la ligne de front dans l'est du pays, pour Benghazi, où il devait être interrogé.
Mohammed Agoury, un membre des forces spéciales sous le commandement de Younès, a accusé une faction rebelle de l'avoir tué. Il a déclaré vendredi à l'Associated Press qu'il était présent lorsque des membres de cette faction, la Brigade des martyrs du 17 février, sont arrivés dans son QG avant l'aube mercredi et l'ont emmené pour l'interroger.
Agoury précise avoir voulu l'accompagner, « mais Younès leur faisait confiance et est parti seul », a-t-il expliqué. « Ils nous ont trahis et l'ont tué. »
La Brigade des martyrs du 17 février est composée de centaines de civils qui ont pris les armes pour rejoindre la rébellion. Ses hommes participent aux combats sur le front contre les troupes de Kadhafi, mais le groupe fait également office de force de sécurité intérieure officieuse de l'opposition.
Une partie de ses dirigeants sont issus du Groupe de combat islamique libyen (LIFG), qui a mené une campagne de violence contre le régime Kadhafi dans les années 1990. Selon Mohammed Agoury, la Brigade en voulait à Younès, car ce dernier, ancien ministre de l'Intérieur de Kadhafi, avait été impliqué dans la répression contre le LIFG.
Les États-Unis ont appelé vendredi l'opposition libyenne à rester unie face au régime de Kadhafi. Le porte-parole du département d'État américain Mark Toner a estimé à Washington qu'il était important que les rebelles « respectent leurs promesses et leur engagement en faveur de l'unité et de la représentation de l'ensemble du peuple libyen ».
M. Toner a également déclaré que la mort de Younès constituait un défi supplémentaire pour le CNT, et a précisé que des diplomates américains présents dans la région de l'Est libyen sous contrôle rebelle tentaient de déterminer les circonstances du décès.
Source Le Nouvel Observateur

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