Extrait de l'article de Paul Moffen « La mort de Ben Laden : info ou intox?»
En l’espace de quelques heures, Washington a tout fait pour que le monde doute du récit. Ces faits (photos, femme qui le protège, armé pas armé...etc.), loin d’être anecdotiques, en disent long sur les liens « particuliers » qui unissaient la CIA et l’homme le plus recherché de la planète.
Ben Laden meurt et avec lui tous ses secrets… La Maison Blanche n’avait pas intérêt à instruire son procès, en faire la publicité. Il en savait beaucoup trop sur les coulisses de la diplomatie, sa géopolitique, ses réseaux, ses entrelacs. Il était trop gênant pour le pouvoir… l’équilibre des forces. Le faire parler, c’était ouvrir la boîte de pandore, s’aliéner l’opinion internationale, la confiance des Américains. Alors qu’il eut été plus pertinent de l’interroger pour démanteler l’organisation et en finir avec l’idéologie de l’insécurité. Tant utilisée par les gouvernements pour entériner des lois liberticides.
Comment ne pas être choqué par des responsables politiques qui dénient à Ben Laden le droit d’avoir un procès équitable? Une « démocratie » qui piétine ses principes pour préserver ses intérêts, ses dossiers, ses sources. On ne répond pas au crime… par le crime. Tout homme, aussi immonde qu’il soit, n’en déplaise aux idéologues de la loi du talion, a le droit de mourir dans la dignité. Jeter « la dépouille » de Ben Laden à la mer ressemble, à s’y méprendre, à une mauvaise production hollywoodienne.
Étrange aussi de voir des Pro-life remercier Dieu d’avoir tué « la bête. » Si la civilisation espère triompher du « mal », elle doit se démarquer des méthodes qu’elle condamne chez les autres. Ne pas offrir le spectacle d’une culture tiraillée entre le monopole de « la violence légitime » et le tribalisme dérogatoire. Jamais les frontières entre une puissance exorbitante de droit commun et une organisation criminelle n’ont été autant perméables… indifférenciées.
Singulier d’entendre des élus, des journalistes, nourris au lait de la démocratie, laudateurs devant l’éternel, soutenir des raids hors frontière, cautionner des carnages, s’exonérant au passage des valeurs qu’ils imposent ailleurs, sans état d’âme.
Rien ne justifie l’imitation. Encore moins lorsqu’on se prévaut d’incarner « le bien », « le juste ». On ne doit pas agir en cow-boy. Faire le procès du terrorisme, c’est s’imposer des règles strictes de conduite -la transparence -. S’y tenir, malgré les pressions. Et ne pas instrumentaliser des victimes à des fins de politique étrangère… intérieure. Le droit est incompatible avec la compassion, la rancune, la vendetta.
On croyait Obama légaliste, procédurier. On découvre un calculateur, adoubé par des Républicains qui, désormais, font l’éloge de ses « tripes » au Congrès.
Source Paul Moffen.com pour l'intégrale
À lire sur le groupe qui a planifié l'attaque de Ben Laden:
Le SEAL Team Six: les nouveaux héros américains , Cyberpresse
TEAM SIX - Les gros bras qui ont tué Ben Laden , Le Monde
Ben Laden mort : le photomontage expliqué en 4 minutes



1 commentaires:
je voudrais juste rajouter un petit commentaire en tant que illustrateur infographiste.
Aujourd’hui, il est inutile pour faire un montage, un trucage photo, de "couper" et de "coller" deux parties d'images distinctes. Cela peut être fait de manière beaucoup plus subtile et si on le veux, ne peut pas laisser de trace, de "signature" particulière mais bon...
C'est donc que le trucage de cette photo a été fait par quelqu'un qui n'est pas trop pro. Cela arrive.
Autre point :
Je pense que cet homme, aussi intéressante qu'il soit dans son explication, ne dit pas tout car déceler le trucage ne donne pas les "sources" des images.
En fait, son logiciel est tout simplement couplé avec un système avancé de reconnaissance d'image.
A partir d'une image donnée, il "traque" a travers le web les images correspondantes au pixel près. C'est tout simple et très facile a faire en terme de développement informatique.
Ainsi, après une recherche automatique qui dure un certain temps, le logiciel trouve une image avec un % de pixel correspondants identiques, puis une autre, voir encore une autre. Il tout a fait imaginable pour un infographiste averti de faire un cadavre par exemple avec 3 ou 4 voir plus de photos source. Mais bon.... On ne va pas donner la recette e la manipulation des images :-)
Mais c'est ainsi que fonctionne son bazar.
Salut.
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