dimanche 8 mai 2011

Generale pour un Colonel

Les Américains savent faire du cinéma, y a rien à dire! Ils y excellent, il faut l'avouer. Ils ont le sens du spectacle, le don de la mise en scène... mais plus que tout, ils n'ont pas peur du ridicule. Ils osent!

Vous avez vu comment ils ont vendu au monde leur opération Geronimo? Du grand art! Obama dans le rôle du bon et gentil Sherif rendant la justice. Et Ben Laden, malgré une absence fort remarquée à l'écran, dans celui du méchant, rendant finalement l'âme...

En tout cas, le public américain semble aimer cette vision simpliste du monde que lui offre ses dirigeants. Il croit son président parce qu'il lui dit la vérité, parce qu'ils sont « une nation sous Dieu ». Et il jubile à la mort d'un seul homme qui menaçait, lui a-t-on dit, la -pourtant - riche et puissante Amérique.

Je vous éviterai les détails de l'opération, le pourquoi et le comment, dont certains sont disponibles sur l'excellent blogue de Mounadil.

Mais comme tout le monde le sait (excepter le public américain peut-être), ou comme tout le monde peut l'imaginer, cette opération médiatique fracassante, présentée comme un succès sans faille était là pour cacher un échec. La veille, les avions de l'OTAN en Libye ont « raté » le Colonel libyen. Le dirigeant dont la tête est désormais elle aussi mise à prix. Au lieu de cela, c'est le plus jeune fils de Kadhafi, sa femme et ses trois enfants qui ont été victimes d'un raid aérien censé protéger les civils.

Alors, comme le dit si bien un proverbe algérien : « C'est de moi qu'on parle, mais c'est ma voisine qui est visée », ou sinon : « Parle à la fille jusqu'à ce que la bru comprenne ».

L'opération Geronimo aurait-elle été la répétition générale avant l'assaut final sur le « compound » de Kadhafi? Ou bien un simple avertissement? Un ultimatum?

N.B  : Pourquoi Obama a-t-il baptisé son opération du nom de Geronimo?

Et pourquoi a-t-il bien pris soin de jeter le corps... d'enterrer le corps en mer... de l'inhumer selon le rite musulman? (Selon le rite musulman on enterre les morts).

Geronimo, le Chef apache, mort en 1909, a été enterré à Fort Sill, un camp militaire où il avait passé la fin de sa vie prisonnier aux mains des soldats AMÉRICAINS.

En 1986, les Apaches de la tribu San Carlos en Arizona, terre natale de Geronimo ont demandé à transférer chez eux les restes de leur ancêtre. A ce moment-là un scandale éclate, suite à la réception d'une lettre anonyme qui disait que le crâne et les os de Geronimo étaient en la possession de la « Skull and Bones ». Littéralement : « Le crâne et les os ". Une société (très) secrète fondée par des étudiants de l'Université de Yale, et dont quelques membres avaient, en 1918, profané la sépulture de Geronimo et volé son crâne et ses fémurs.

En 2009, l'arrière-petit-fils de Geronimo intente un procès pour récupérer les restes de son aïeul. Dans cette affaire devenue nationale, on retrouve dans le rôle de l'avocat, Ramsey Clark (précédemment défenseur de Saddam Hussein) et dans le rôle du voleur (entre autres) Prescott Bush. Père et grand-père des deux précédents présidents AMÉRICAINS. Tous les trois, membres de la société (très) secrète « Skull and Bones ». Prescott Bush dont la réputation est déjà bien entachée par une relation financière honteuse entretenue avec l'ennemi nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.

Obama aurait-il choisi le nom de Geronimo en rapport avec ce triste épisode de l'histoire du Chef Apache? Afin de décourager les voleurs de crânes? Afin surtout d'éviter une profanation qui risquerait de dévoiler son terrible secret?


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