lundi 28 mars 2011

ONU, laquais des impérialistes

FANON REVIENT!

Comme en 1956, face à la guerre de libération algérienne, la gauche française se couvre de honte. En 1956, la SFIO est au pouvoir et entame la lutte totale contre l’indépendance (1 million de morts algériens), le PCF n’est pas au gouvernement, mais lui vote les pleins pouvoirs.

Franz Fanon, citoyen français en poste en Algérie, n’attend rien de la gauche métropolitaine ni des socialistes au pouvoir à Paris. Il prend le parti des colonisés, rejoint le FLN et s’engage pleinement dans la guerre de libération.

Aujourd’hui la France coloniale, ses marchands de canons, ses avions d‘assaut, tue encore des Africains, ce qu’elle n’a cessé de faire depuis presque deux siècles. Seuls les députés communistes n’ont pas approuvé l’attaque de la Libye.

Aujourd’hui, la France coloniale associée avec la Grande-Bretagne coloniale met à l’ONU le couvert pour l’empire américain.

Les deux ex-puissances colonisatrices grotesques jouent leur dernière carte de laquais de l’empire et achèvent de ridiculiser un Conseil de Sécurité devenu le bateau ivre de l’impérialisme, un véritable conseil de l’insécurité mondiale.

Avec cette ultime aventure militaire, en triste compagnie des monarchies arabes réactionnaires, elles signent leur mise à l’écart des « grands de ce monde ». Elles ne savent plus que maltraiter quotidiennement leur propre peuple et faire à chaque occasion violence aux autres.

Face aux 5 abstentionnistes du conseil de sécurité : Allemagne, Brésil, Chine, Inde et Russie qui représentent la future communauté internationale en gestation, elles entament la dernière étape de leur triste parcours, leur marginalisation dans le concert des nations.


Adresse à tous les chefs d'État qui exporte la « démocratie » à coup de canon. La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d'un politique est de croire qu'il suffise à un peuple d'entrer à main armée chez un peuple étranger, pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n'aime les missionnaires armés; et le premier conseil que donne la nature et la prudence, c'est de les repousser comme des ennemis.
Robespierre
Discours prononcé au club des Jacobins le 2 janvier 1792

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