Les opposants au dirigeant libyen ont enregistré une victoire sur le terrain diplomatique: le Qatar est devenu le premier pays arabe à reconnaître leur Conseil national comme seul représentant légitime du peuple libyen.
En neuf jours, les bombardements effectués notamment par la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont renversé la situation en faveur des insurgés, auparavant acculés dans leur fief de Benghazi, dans l'est de la Libye.La Russie, qui s'est abstenue lors du vote le 17 mars au Conseil de sécurité des Nations unies autorisant ces frappes aériennes, a jugé lundi que ces opérations militaires dont l'Otan doit prochainement prendre le commandement outrepassaient le mandat fixé par la résolution 1973.
Pour la Russie, ces frappes aériennes ne respectent pas le mandat fixé par l'Onu puisqu'elles reviennent de fait à prendre parti en faveur des insurgés contre le régime libyen.
"Nous considérons que l'intervention de la coalition dans ce qui est essentiellement une guerre civile n'est pas mandatée par la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu", a dit à la presse le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Depuis son déclenchement, le 19 mars, l'intervention militaire étrangère suscite des interrogations et des critiques quant à son ampleur et à ses objectifs.
Source l'Express.fr
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