Par Serge Charbonneau
Premièrement en trois semaines nous n'avons à peu près pas vu de vaste manifestation contre Kadhafi. On n’a bien vu, au tout début, à Benghazi des rassemblements, mais à peu près rien par la suite.
Vendredi dernier les médias ont utilisé le jour de la prière pour nous faire quelques images de foule à Benghazi. Une foule qui écoutait un iman et qui pleurait ses morts. Il y a bien eu quelques « témoignages » d'opposants (dans toutes les sociétés, on peut facilement trouver des opposants, même ici contre Charest et Harper, même en France contre Sarkozy et même aux États-Unis contre Obama!).
Non, aucune foule importante depuis le début qui manifeste âprement contre celui que l'on décrit comme étant leur dictateur « sanguinaire » rien de moins.
Il n'y a pratiquement aucun journaliste à Tripoli, chose plus qu'étrange alors que le régime les invite.
Le travail du journaliste, c'est d'être sur place et non de rapporter des « rumeurs ». « Rumeurs » qui aiguillent allègrement le jugement.
Sur nos nombreux reportages, aucune photo de foule manifestant contre son « sanguinaire ». Que des photos de « braves » opposants armés jusqu'aux dents et hurlant de cris guerriers contre le président. Ou des photos de blessés de guerre (eh! oui! La guerre tue et blesse! On oublie souvent, très souvent de nous le rappeler et de nous le faire voir! )
Que se passe-t-il en Libye? On ne les voit pas!
Pourquoi ne les voyons-nous pas?
Parce que Kadhafi, le caricaturé « sanguinaire », ne laisse pas passer l'information?
Kadhafi « aurait » réussi le tour de force de couper toutes les communications?
Il aurait réussi là où l'Iran a échoué et où partout on échoue à étouffer le fameux Twitter et les fameux médias « sociaux »?
Et pourquoi donc ne voit-on pas de grands rassemblements de gens en liesse après avoir été « libérés »? Ces villes sont libérées ou non? Et pourquoi donc si peu de journalistes avec la population dans toutes ces villes « libérées »?
Les journalistes, on les tient à l'hôpital de Benghazi (on n'a pas eu beaucoup de journalistes dans les hôpitaux d'Irak ou d'Afghanistan) ou encore à la frontière pour nous émouvoir des gens qui « fuient ».
Des gens qui fuient! Ça vous rappelle l'Égypte lorsque les tueurs sont sortis avec leurs chameaux?
NON, les manifestants ne fuient jamais. Surtout lorsqu'ils sont déterminés. Les Égyptiens sont restés dans la rue et ont redoublé de détermination devant les tueurs.
Vous vous dites : « oui, mais, Kadhafi a tiré avec des avions de chasse sur la foule ». Il faut dire : Kadhafi « aurait » tiré avec des avions de chasse. Ce n'est qu'une vulgaire « rumeur » non vérifiée par personne. Et de plus, personne ne sait qui a donné ces ordres si ce geste a été posé.
Nous ne savons rien de ce qui se passe véritablement en Libye.
Ce que nous savons, c'est que depuis des années on cherche à se débarrasser de Kadhafi. Kadhafi est nationaliste et ne partage pas suffisamment le pétrole libyen avec les Exxons de la planète.
Ce que nous savons, c'est que des groupes bien armés et passablement bien organisés tentent un coup d'État fortement appuyé par la « communauté internationale » et qui n'a rien à voir avec un soulèvement populaire.
Nulle par ailleurs, la foule qui sortait massivement dans les rues n'était armée et partout ailleurs, cette foule massive et désarmée est parvenue à faire changer (ou bouger) les choses. En Libye, les mercenaires contre Kadhafi sont lourdement armés et une imposante armada les appuie au large des côtes, prête à faire feu dès que l'occasion se présente. Un nouveau carnage en perspective pour « sauver » la planète d'une autre « caricature » « sanguinaire ».
Ce que l'on sait c'est que l'arme médiatique nous conditionne à applaudir cette invasion barbare. On nous fait haïr. Haïr au point de ne plus voir clairement la réalité des choses.
Nous sommes soudainement tous devenus plus libyens que le Libyen lui-même. Nous sommes tous persuadés de connaître ses pensées et son cœur.
Mais nous ne sommes pas libyens et nous ne sommes pas en Libye. Nous ne savons pas ce qui s'y passe vraiment. Malgré ce constat, nous sommes tous convaincus de savoir avec plus de précision ce qui se passe à Tripoli que le Tripolien. Étrange n'est-ce pas? C'est le conditionnement médiatique. Il est d'une efficacité redoutable!
Il faut être conscient qu'on alimente beaucoup plus notre « jugement » que notre « réflexion ». Il faut être conscient qu'on nous sert de la « rumeur » pleine page et que par ces « rumeurs » on attise notre « émotion ».
Vendredi dernier les médias ont utilisé le jour de la prière pour nous faire quelques images de foule à Benghazi. Une foule qui écoutait un iman et qui pleurait ses morts. Il y a bien eu quelques « témoignages » d'opposants (dans toutes les sociétés, on peut facilement trouver des opposants, même ici contre Charest et Harper, même en France contre Sarkozy et même aux États-Unis contre Obama!).
Non, aucune foule importante depuis le début qui manifeste âprement contre celui que l'on décrit comme étant leur dictateur « sanguinaire » rien de moins.
Il n'y a pratiquement aucun journaliste à Tripoli, chose plus qu'étrange alors que le régime les invite.
Le travail du journaliste, c'est d'être sur place et non de rapporter des « rumeurs ». « Rumeurs » qui aiguillent allègrement le jugement.
Sur nos nombreux reportages, aucune photo de foule manifestant contre son « sanguinaire ». Que des photos de « braves » opposants armés jusqu'aux dents et hurlant de cris guerriers contre le président. Ou des photos de blessés de guerre (eh! oui! La guerre tue et blesse! On oublie souvent, très souvent de nous le rappeler et de nous le faire voir! )
Que se passe-t-il en Libye? On ne les voit pas!
Pourquoi ne les voyons-nous pas?
Kadhafi « aurait » réussi le tour de force de couper toutes les communications?
Il aurait réussi là où l'Iran a échoué et où partout on échoue à étouffer le fameux Twitter et les fameux médias « sociaux »?
Et pourquoi donc ne voit-on pas de grands rassemblements de gens en liesse après avoir été « libérés »? Ces villes sont libérées ou non? Et pourquoi donc si peu de journalistes avec la population dans toutes ces villes « libérées »?
Les journalistes, on les tient à l'hôpital de Benghazi (on n'a pas eu beaucoup de journalistes dans les hôpitaux d'Irak ou d'Afghanistan) ou encore à la frontière pour nous émouvoir des gens qui « fuient ».
Des gens qui fuient! Ça vous rappelle l'Égypte lorsque les tueurs sont sortis avec leurs chameaux?
NON, les manifestants ne fuient jamais. Surtout lorsqu'ils sont déterminés. Les Égyptiens sont restés dans la rue et ont redoublé de détermination devant les tueurs.
Vous vous dites : « oui, mais, Kadhafi a tiré avec des avions de chasse sur la foule ». Il faut dire : Kadhafi « aurait » tiré avec des avions de chasse. Ce n'est qu'une vulgaire « rumeur » non vérifiée par personne. Et de plus, personne ne sait qui a donné ces ordres si ce geste a été posé.
Nous ne savons rien de ce qui se passe véritablement en Libye.Ce que nous savons, c'est que depuis des années on cherche à se débarrasser de Kadhafi. Kadhafi est nationaliste et ne partage pas suffisamment le pétrole libyen avec les Exxons de la planète.
Ce que nous savons, c'est que des groupes bien armés et passablement bien organisés tentent un coup d'État fortement appuyé par la « communauté internationale » et qui n'a rien à voir avec un soulèvement populaire.
Nulle par ailleurs, la foule qui sortait massivement dans les rues n'était armée et partout ailleurs, cette foule massive et désarmée est parvenue à faire changer (ou bouger) les choses. En Libye, les mercenaires contre Kadhafi sont lourdement armés et une imposante armada les appuie au large des côtes, prête à faire feu dès que l'occasion se présente. Un nouveau carnage en perspective pour « sauver » la planète d'une autre « caricature » « sanguinaire ».
Ce que l'on sait c'est que l'arme médiatique nous conditionne à applaudir cette invasion barbare. On nous fait haïr. Haïr au point de ne plus voir clairement la réalité des choses.
Nous sommes soudainement tous devenus plus libyens que le Libyen lui-même. Nous sommes tous persuadés de connaître ses pensées et son cœur.
Mais nous ne sommes pas libyens et nous ne sommes pas en Libye. Nous ne savons pas ce qui s'y passe vraiment. Malgré ce constat, nous sommes tous convaincus de savoir avec plus de précision ce qui se passe à Tripoli que le Tripolien. Étrange n'est-ce pas? C'est le conditionnement médiatique. Il est d'une efficacité redoutable!
Il faut être conscient qu'on alimente beaucoup plus notre « jugement » que notre « réflexion ». Il faut être conscient qu'on nous sert de la « rumeur » pleine page et que par ces « rumeurs » on attise notre « émotion ».
5 commentaires:
kaddafi est un malade, 42 ans de dictature cela suffit, bien que moins malheureux économiquement que beaucoup d'autres peuples les Lybiens ont besoin de liberté et de beaucoup d'autres choses, au lieu de ça ce fou et ces fils ont choisi de plonger le pays dans une guerre !!!
Personne ne souhaite des guerres et malgré les défauts de Kadhafi je me méfie des gens qui disent:
« « Obama, envoie-nous tes marines pour nous débarrasser de Kadhafi et tu auras tout le pétrole que tu veux », lançait un autre insurgé, à Younis...
Le Point;fr
ttp://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/l-armee-libyenne-avance-dans-l-est-mutinerie-a-misrata-13-03-2011-1305852_240.php
Le peuple Lybien ne sait pas ce qu'il fait c'est un peuple ou il y a trop d'illetrisme et c'est un peuple pro kadaffi je ne suis pas sur qu'il veule la democratie ils savent pas ce que c'est.kadaffi qui va le remplacer en lybie 42 ans dictature et 42ans dilletrisme qui peut gerer pas bcp de lybien intellectuelle bourgiba boumedienne egyte ont forme les enfants de leur pays kadafi a forme ses fils .
ce n'est plus des défauts a ce niveau la !!!
les insurgés sont simplement le peuple qui aspire a autre chose que ce fou ou l'un des ces fils, allez voir les milliers de morts provoqués par ce malade, les milliers de réfugiés ayant tout perdu dépouillés par les milices de ce sanguinaire a qui vous trouvez des "défauts" !!!
C'est une guerre . Tous les moyens sont bons pour nous faire avaler notre déploiement militaire en Lybie . Eh Oui c'est nous qui payons , les armes , les balles , les hélicoptère , les rafales ... c'est pour çà que toutes communication ou information sont filtrés 10 fois avant d'arriver sur nos jolies écrans. En effet , il est préférable pour eux que l'on soit d'accord avec leurs philosophies . Vous voyez pas que c'est Irak "le retour" Un dictateur , du pétrole , un fond d'islam derrière ... ils réveillent le patriotisme en nous avec des familles qui fuient ... Tout çà n'est qu'histoire d'argent et de pouvoir.
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