Selon l'analyse de Monsieur François Brousseau « ceux qui clament aujourd'hui, au diapason avec Fidel Castro et Hugo Chávez (ne sous-estimons pas l'influence de ce point de vue, ici même au Québec), que le grand danger en Libye, c'est l'OTAN et l'impérialisme qui veulent y mettre leurs grandes pattes, on peut répondre que «l'impérialisme» avait déjà largement pactisé avec Kadhafi. Et qu'aujourd'hui, ses acteurs financiers et économiques se trouvent dépassés, dépités par la guerre qui fait rage en Libye... » (Le Devoir)Et quand vous affirmez que « l'OTAN et les impérialistes... ne veulent pas mettre les pieds en Libye » vous vous trompez royalement, car ils ont déjà un pied en Libye... « Le Britannique BP, Total (France). l'italien ENI qui revendique la place de producteur étranger numéro un dans le pays avec 244 000 barils par jour, la compagnie norvégienne Statoil et les Allemandes Wintershall et RWE Dea, filiale pétrole et gaz du groupe d'énergie RWE. »
Les mouvements qui agitent les différents pays arabes malgré les apparences ne sont pas tous sur le même diapason...
En Tunisie tout comme en Égypte, on procède méthodiquement pour empêcher toute dérive dans un camp qui nuirait aux politiques des grandes puissances. Malgré le mot d'ordre de démocratie, rien n'est joué. La Libye est une épine et les grandes puissances aimeraient bien la voir disparaitre... et l'enjeu est de taille.
Il ne faut jamais perdre de vue que nos amis impérialistes se préoccupent des droits de la personne seulement là où il y a des ressources importantes. L'Afghanistan malgré son désert de montagne cache des centaines de minéraux dont nous avons besoin. Penser seulement qu'au lithium nécessaire dans la fabrication de batteries qui alimente nos cellulaires, nos ordinateurs....
En conclusion, la morale et l'éthique des impérialistes se manifestent seulement là où nous convoitons ou contrôlons d'énormes richesses, ne soyons pas dupes.
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