Il faut à l'OTAN « un besoin démontrable » pour agir, « une base juridique claire » et un « soutien régional solide» pour lancer une opération visant à enrayer la crise en Libye, a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, lors d'un rassemblement des ministres de la Défense de l'OTAN à Bruxelles.
Il a indiqué que l'OTAN observe ce que fait le régime libyen à son peuple et « s'il y a un besoin démontrable, si nous obtenons un mandat précis et un soutien régional fort, nous sommes prêts à aider ».
Le SG de l'OTAN a déclaré qu'en tant qu'organisation de défense et militaire, l'OTAN dresse une série d'options pour se préparer à toutes les éventualités en Libye.
Les ministres de la Défense des 28 pays de l'OTAN se réunissent en ce moment pour discuter des réponses de l'OTAN à la crise actuelle en Libye, notamment de la proposition sur l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne sur la Libye.
Cependant, alors que la Grande-Bretagne et la France sont prêtes à adopter ce plan, avec le soutien de la Ligue arabe et des leaders rebelles libyens, les États-Unis et les autres alliés de l'OTAN sont plus prudents.
Source Radio Chine International
Bolivie, La Paz.
Le président bolivien Evo Morales critique toute éventuelle intervention étrangère dans le conflit en Libye, jugeant qu'elle aurait pour unique fin de contrôler la richesse pétrolière du pays
LIBYE : Ras Lanouf évacuée
Les insurgés fuient Ras Lanouf
À coups d'attaques aériennes et terrestres, les forces fidèles au régime libyen avançaient jeudi aux portes de Ras Lanouf, bastion stratégique rebelle le plus avancé sur le front de l'Est forçant les insurgés à fuir.Il y a à peine une semaine, la ville pétrolière était prise par les insurgés, mais ceux-ci ont perdu du terrain, cernés progressivement par les forces loyalistes qui ont déversé une pluie de roquettes et d'obus sur l'ouest, le centre puis l'est de Ras Lanouf.
Entassés dans des dizaines de véhicules, des rebelles exténués prennent la fuite, déclarant à plusieurs kilomètres à l'est de la ville qu'ils avaient perdu la bataille.
«Nous sommes vaincus. Ils bombardent à coups d'obus et nous fuyons. Cela signifie qu'ils sont en train de reprendre Ras Lanouf », a reconnu un combattant insurgé en treillis, se présentant sous le nom d'Oussama.
Un jeune combattant, Mahmoud Ibrahim, pleure dans l'un des véhicules en fuite, appelant à l'aide le président américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron.
« Où est Obama? Où est Cameron? Dites à Obama de nous aider », lance-t-il, avant d'éclater en sanglots.
« Ils se rapprochent beaucoup trop. Certains d'entre nous sont toujours là-bas, mais beaucoup partent », criait un rebelle.
« Vous savez à qui la faute? C'est la faute aux médias. Ils leur montrent toutes nos positions », hurlait un autre.
Un autre rebelle appelait ses compagnons d'armes à cesser de parler aux journalistes.
Source Cyberpresse
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