Bell enrichit ses cadres
Par Michel Girard
Extrait
C'est un immense cadeau d'une valeur de 260 millions de dollars que les milliers de cadres de Bell Canada (BCE) se sont partagée à quelques jours de Noël.
En effet, le mardi 21 décembre 2010 correspondait au jour ultime où quelque 7,5 millions d'unités d'action de négociation restreinte devenaient « acquises » entre les mains des dirigeants de Bell et de ses filiales. Les données sur ce nombre d'actions proviennent du dernier rapport trimestriel.
Cinq membres de la haute direction s'accaparent à eux seuls 17% de la cagnotte, soit près de 1,3 million d'actions, pour une valeur de 45 millions de dollars.
La majorité des heureux gestionnaires bénéficiaires ont probablement imité leur grand patron, George Cope, qui a converti ses unités d'action de négociation restreinte en unités d'action différée, donc payable plus tard.
Quel est l'avantage de cette stratégie? Une question de fiscalité. Cela lui permet de reporter à plus tard les impôts à payer sur cette forme de rémunération par actions. M. Cope entend ne se les faire payer qu'après la cessation de son emploi chez Bell.
Alors que les actionnaires perdaient une fortune... Chez Bell, les dirigeants se protègent le portefeuille!
Par Michel Girard
Extrait
C'est un immense cadeau d'une valeur de 260 millions de dollars que les milliers de cadres de Bell Canada (BCE) se sont partagée à quelques jours de Noël.En effet, le mardi 21 décembre 2010 correspondait au jour ultime où quelque 7,5 millions d'unités d'action de négociation restreinte devenaient « acquises » entre les mains des dirigeants de Bell et de ses filiales. Les données sur ce nombre d'actions proviennent du dernier rapport trimestriel.
Cinq membres de la haute direction s'accaparent à eux seuls 17% de la cagnotte, soit près de 1,3 million d'actions, pour une valeur de 45 millions de dollars.
La majorité des heureux gestionnaires bénéficiaires ont probablement imité leur grand patron, George Cope, qui a converti ses unités d'action de négociation restreinte en unités d'action différée, donc payable plus tard.
Quel est l'avantage de cette stratégie? Une question de fiscalité. Cela lui permet de reporter à plus tard les impôts à payer sur cette forme de rémunération par actions. M. Cope entend ne se les faire payer qu'après la cessation de son emploi chez Bell.
Alors que les actionnaires perdaient une fortune... Chez Bell, les dirigeants se protègent le portefeuille!
Source La Presse
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