Le ministre Pierre Laporte était sur écoute, révèle un livre
par André Noël
Extrait
Dans les mois qui ont précédé la crise d'Octobre 1970, le conseiller du premier ministre Robert Bourassa allait régulièrement dans les locaux de la Sûreté du Québec pour écouter les enregistrements de conversations entre l'entourage du ministre Pierre Laporte et la mafia.L'enlèvement de M. Laporte, alors ministre du Travail, a bien entendu mis un terme aux enquêtes policières sur ces relations mafieuses, indique Claude Lavallée, qui était alors spécialiste de l'écoute électronique à la SQ.
«Cet événement signifiait l'échec de notre patiente enquête sur la corruption de l'homme politique par la pègre, qui devait prochainement mener - j'en étais convaincu - à l'inculpation du ministre du Travail», écrit M. Lavallée dans son livre Révélations d'un espion de la SQ (Éditions de l'Homme).
«En revêtant le rôle d'otage, de victime, Pierre Laporte devenait automatiquement inattaquable, pensais-je. En effet, qui aurait le culot de le poursuivre en justice, après une telle épreuve? J'avais le sentiment que les ravisseurs venaient justement de nous ravir un «sujet» qui aurait mis au jour un grand scandale. Je ne pouvais évidemment pas savoir que cet enlèvement se conclurait par la mort tragique du ministre.»
L'intégral du texte ICI LA PRESSE
Ce n'est qu'un petit rappel historique.
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