Le monde selon Max
par Christophe Cloutier
Décidément, Maxime Bernier ne manque pas une occasion de répéter son mantra libertarien et antiétatique! Entre deux séances albertaines de Quebec bashing, le député beauceron, au cours d'une conférence organisée par l'Institut économique de Montréal (IDM), un think tank néolibéral, nous donne son avis sur le problème de la corruption dans l'industrie de la construction. Pour le ministre déchu, cette corruption est essentiellement causée par une trop lourde réglementation : « Plus un gouvernement est obèse, plus un gouvernement réglemente [...], plus il y a de risques de corruption », nous explique ce grand vulgarisateur, qui déplore au passage l'adhésion obligatoire des travailleurs de la construction aux syndicats. Haro sur l'État et sur les syndicats, donc! Le député conservateur semble par ailleurs faire peu de cas de l'importante présence de la mafia dans le domaine de la construction, pourtant démontrée à maintes reprises au cours des derniers mois.
Le problème avec Maxime Bernier, c'est qu'on ne peut tout simplement pas prendre au sérieux cet ancien vice-président de l'IEDM, dont le jupon libertarien dépasse à chacune de ses interventions. On ne peut pas prendre au sérieux ce fanatique de la déréglementation et du désengagement de l'État, qui rêve du monde selon Max : un monde où l'État est réduit au minimum, et où on se réjouit de l'élection de Rob Ford, des succès du Tea Party et de la popularité des idées de droite au Québec.
par Christophe Cloutier
Décidément, Maxime Bernier ne manque pas une occasion de répéter son mantra libertarien et antiétatique! Entre deux séances albertaines de Quebec bashing, le député beauceron, au cours d'une conférence organisée par l'Institut économique de Montréal (IDM), un think tank néolibéral, nous donne son avis sur le problème de la corruption dans l'industrie de la construction. Pour le ministre déchu, cette corruption est essentiellement causée par une trop lourde réglementation : « Plus un gouvernement est obèse, plus un gouvernement réglemente [...], plus il y a de risques de corruption », nous explique ce grand vulgarisateur, qui déplore au passage l'adhésion obligatoire des travailleurs de la construction aux syndicats. Haro sur l'État et sur les syndicats, donc! Le député conservateur semble par ailleurs faire peu de cas de l'importante présence de la mafia dans le domaine de la construction, pourtant démontrée à maintes reprises au cours des derniers mois.Le problème avec Maxime Bernier, c'est qu'on ne peut tout simplement pas prendre au sérieux cet ancien vice-président de l'IEDM, dont le jupon libertarien dépasse à chacune de ses interventions. On ne peut pas prendre au sérieux ce fanatique de la déréglementation et du désengagement de l'État, qui rêve du monde selon Max : un monde où l'État est réduit au minimum, et où on se réjouit de l'élection de Rob Ford, des succès du Tea Party et de la popularité des idées de droite au Québec.
Source Le Devoir
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