jeudi 25 novembre 2010

Liban, l'affaire Hariri la tension monte d'un cran (vidéo CBC)

Ce soir, n'oublier pas l'émission Enquete (version française) il sera question de « Qui a tué Rafic Hariri?» Ici, vidéo en version anglaise sur CBC

La Turquie « ne se taira pas » si Israël attaque le Liban

La Turquie « se ne taira pas » si Israël attaque de nouveau le Liban ou la bande de Gaza, a affirmé jeudi son premier ministre Recep Tayyip Erdogan en visite à Beyrouth, au moment où les relations entre ces deux anciens alliés stratégiques sont au plus bas.

« Veut-il (Israël) entrer au Liban avec les avions et les chars les plus modernes, tuer les femmes et les enfants et détruire les écoles et les hôpitaux et puis nous demander de nous taire? », a demandé M. Erdogan dans un discours prononcé à l'occasion de la réunion annuelle de l'Union des banques arabes.

«Veut-il utiliser les armes les plus modernes et les bombes au phosphore et à sous-munitions et entrer à Gaza pour y tuer les enfants et puis nous demander de nous taire? », a-t-il répété, en présence du premier ministre libanais Saad Hariri.

«Nous ne nous tairons pas et nous soutiendrons de tous nos moyens la justice », a-t-il indiqué.

Les relations entre la Turquie et Israël, autrefois alliés stratégiques, connaissent de vives tensions depuis l'offensive israélienne menée fin 2008/2009 contre la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, aggravé depuis mai par l'affaire de la flottille internationale.

Le 31 mai, un raid de commandos israélien contre cette flottille qui voulait forcer le blocus imposé par Israël à Gaza a provoqué la mort de neuf Turcs parmi les passagers.

Depuis, M. Erdogan, dont le gouvernement islamo-conservateur renforce ses relations avec le monde arabe, ne tarit pas de critiques contre l'État hébreu.

Source La Presse

Israël accusé d'infiltrer le réseau libanais de télécoms

Le parti chiite espère démonter les charges portées à son encontre par le Tribunal Hariri.

Israël aurait infiltré le réseau de téléphonie mobile libanais au point d'être en mesure d'attribuer à des membres du Hezbollah des communications imaginaires. C'est en tout cas l'accusation qui a été formulée mardi par Hassan Fadlallah, un député du parti chiite qui préside la commission parlementaire des télécoms, ainsi que par Charbel Nahas, ministre des Télécommunications et représentant d'un parti allié du Hezbollah. Une plainte en ce sens a été adressée par le Liban à l'ONU.

Parmi leurs arguments figure en bonne place le fait que le réseau téléphonique libanais serait « totalement » sous le contrôle d'Israël, comme l'affirmait en juillet le chef du Hezbollah. Hassan Nasrallah s'appuyait alors sur l'arrestation d'agents israéliens découverts à des postes clés du secteur des télé­communications. Le dispositif israélien reposerait notamment sur une « batterie de 24 antennes allant jusqu'à 60-70 mètres de hauteur dont l'orientation est clairement destinée à capter les communications sur le territoire libanais ». Un élément qui a permis au Liban d'obtenir en octobre une résolution de l'Union internationale des télécommunications condamnant Israël pour le piratage de ses réseaux de téléphonie fixe et mobile, se félicite le ministre des Télécoms.

Clones de cartes SIM

Autre découverte libanaise : les principales antennes de transmission reliant le Sud, fief du Hezbollah, au reste du pays sont alignées avec une troisième antenne située en territoire israélien. «Ces emplacements semblent avoir été choisis à dessein au moment de la remise en état du réseau après la guerre de l'été 2006, explique Charbel Nahas au Figaro. Cet alignement permet à l'antenne israélienne d'envoyer des communications à l'antenne libanaise la plus éloignée comme si elles provenaient de l'autre antenne libanaise.»

Selon Charbel Nahas, l'équipementier Alcatel a été sollicité pour élucider des alarmes inexpliquées survenues pendant vingt jours, en 2006, dans le centre de contrôle du réseau. « La réponse est qu'elles sont le fait d'un intervenant externe ayant infiltré le réseau de transmission », assure-t-il. À entendre le ministre, les spécialistes israéliens seraient enfin en mesure de créer des clones de cartes SIM dont les communications ne seraient pas discernables de la puce originale. « En résumé, il lui est possible d'inscrire sur les registres libanais des télécommunications des communications qui n'ont pas eu lieu.»

Source Le Figaro

LinkWithin

Related Posts with Thumbnails