Un chef des Hells Angels arrêté
L'un des Hells Angels les plus puissants au Québec, Normand Marvin « Casper » Ouimet, a été arrêté lundi à Montréal.
Il était recherché ici et à l'étranger depuis l'opération ScharQc d'avril 2009 pour 22 meurtres reliés à la guerre des motards. Pour des raisons de sécurité, aucun détail ne sera donné sur les lieux où il est détenu.
Accusé d'avoir infiltré le secteur de la construction, il avait notamment pris le contrôle de plusieurs entreprises de maçonnerie de la région de Montréal où il investissait l'argent illicite du crime organisé.
Il ne reste plus que 19 motards en cavale depuis l'opération ScharQc qui avait pour but de mettre un terme aux activités criminelles de l'organisation des Hells Angels du Québec.
D'après des informations de Marie-Maude Denis
Source Radio Canada
Mafia, Parti Libéral du Québec, Front de Libération du Québec (FLQ)
Petit rappel d'Histoire
Le 26 novembre 1966, les policiers du renseignement qui assistaient discrètement aux noces de Vito Rizzuto à Toronto n'arrêtèrent pas le père de la mariée qui attendait la fin de la cérémonie dans sa voiture. L'homme était pourtant recherché par les autorités italiennes pour le meurtre de Giusppe Spagnolo (syndicaliste de gauche italien). En revanche, ils notèrent la présence d'invités très particuliers. Parmi eux : Frank D'Astie et, surtout, Paolo Violi.
D'Asti âgé de 52 ans,travaillait sous les ordres de Nicolas Di Iorio, un des lieutenants de Vic Cotoni. Il dirigeait le Victoria Sporting Club, la plus importante maison de jeux de l'organisation dans le Grand Montréal. Il était très actif dans le trafic de drogue et se distinguait par l'Étendue de son réseau politique. D'Asti et Di Iorio faisaient l'objet d'une intense surveillance policière. Tranquillement,mais surement ils tissaient des liens solides avec le Parti libéral du Québec. En 1969, ils appuieraient financièrement les tentatives de Pierre Laporte de devenir chef du Parti libéral. Ils le soutiendraient encore après sa défaite, dans l'espoir qu'il soit nommé ministre de la Justice et qu'il mette le holà aux incessantes perquisitions de la police dans leurs night-clubs et leurs tripots. Laporte fut plutôt nommé ministre de la Main D'Oeuvre et de l'Immigration, mais il occupa le deuxième poste en importance au gouvernement après le premier ministre Robert Bourassa. Quand des membres du Front de libération du Québec (FLQ) le kidnappèrent, en octobre 1970, ils écrivirent un manifeste, qui sera lu à la télévision de Radio Canada, ou ils affirmaient que l'élection des libéraux avait marqué la victoire de Vic Cotroni. D'Asti offrit ses services au secrétaire de Laporte pour retrouver son patron, mais c'était chose vaine:le ministre fut « exécuté » (ou tout simplement un accident) peu après.
Source, Mafia inc., Grandeur et misère du clan sicilien au Québec, page 69
de André Cédilot et André Noël, aux Éditions de l'Homme 2010
Le ministre Pierre Laporte était sur écoute, révèle un livre
Dans les mois qui ont précédé la crise d'Octobre 1970, le conseiller du premier ministre Robert Bourassa allait régulièrement dans les locaux de la Sûreté du Québec pour écouter les enregistrements de conversations entre l'entourage du ministre Pierre Laporte et la mafia, révèle un ancien policier dans une autobiographie.
L'enlèvement de M. Laporte, alors ministre du Travail, a bien entendu mis un terme aux enquêtes policières sur ces relations mafieuses, indique Claude Lavallée, qui était alors spécialiste de l'écoute électronique à la SQ.
«Cet événement signifiait l'échec de notre patiente enquête sur la corruption de l'homme politique par la pègre, qui devait prochainement mener - j'en étais convaincu - à l'inculpation du ministre du Travail», écrit M. Lavallée dans son livre Révélations d'un espion de la SQ (Éditions de l'Homme).
«En revêtant le rôle d'otage, de victime, Pierre Laporte devenait automatiquement inattaquable, pensais-je. En effet, qui aurait le culot de le poursuivre en justice, après une telle épreuve? J'avais le sentiment que les ravisseurs venaient justement de nous ravir un «sujet» qui aurait mis au jour un grand scandale. Je ne pouvais évidemment pas savoir que cet enlèvement se conclurait par la mort tragique du ministre.»
Source La Presse
L'un des Hells Angels les plus puissants au Québec, Normand Marvin « Casper » Ouimet, a été arrêté lundi à Montréal.Il était recherché ici et à l'étranger depuis l'opération ScharQc d'avril 2009 pour 22 meurtres reliés à la guerre des motards. Pour des raisons de sécurité, aucun détail ne sera donné sur les lieux où il est détenu.
Accusé d'avoir infiltré le secteur de la construction, il avait notamment pris le contrôle de plusieurs entreprises de maçonnerie de la région de Montréal où il investissait l'argent illicite du crime organisé.
Il ne reste plus que 19 motards en cavale depuis l'opération ScharQc qui avait pour but de mettre un terme aux activités criminelles de l'organisation des Hells Angels du Québec.
D'après des informations de Marie-Maude Denis
Source Radio Canada
Mafia, Parti Libéral du Québec, Front de Libération du Québec (FLQ)
Petit rappel d'Histoire
Le 26 novembre 1966, les policiers du renseignement qui assistaient discrètement aux noces de Vito Rizzuto à Toronto n'arrêtèrent pas le père de la mariée qui attendait la fin de la cérémonie dans sa voiture. L'homme était pourtant recherché par les autorités italiennes pour le meurtre de Giusppe Spagnolo (syndicaliste de gauche italien). En revanche, ils notèrent la présence d'invités très particuliers. Parmi eux : Frank D'Astie et, surtout, Paolo Violi.
D'Asti âgé de 52 ans,travaillait sous les ordres de Nicolas Di Iorio, un des lieutenants de Vic Cotoni. Il dirigeait le Victoria Sporting Club, la plus importante maison de jeux de l'organisation dans le Grand Montréal. Il était très actif dans le trafic de drogue et se distinguait par l'Étendue de son réseau politique. D'Asti et Di Iorio faisaient l'objet d'une intense surveillance policière. Tranquillement,mais surement ils tissaient des liens solides avec le Parti libéral du Québec. En 1969, ils appuieraient financièrement les tentatives de Pierre Laporte de devenir chef du Parti libéral. Ils le soutiendraient encore après sa défaite, dans l'espoir qu'il soit nommé ministre de la Justice et qu'il mette le holà aux incessantes perquisitions de la police dans leurs night-clubs et leurs tripots. Laporte fut plutôt nommé ministre de la Main D'Oeuvre et de l'Immigration, mais il occupa le deuxième poste en importance au gouvernement après le premier ministre Robert Bourassa. Quand des membres du Front de libération du Québec (FLQ) le kidnappèrent, en octobre 1970, ils écrivirent un manifeste, qui sera lu à la télévision de Radio Canada, ou ils affirmaient que l'élection des libéraux avait marqué la victoire de Vic Cotroni. D'Asti offrit ses services au secrétaire de Laporte pour retrouver son patron, mais c'était chose vaine:le ministre fut « exécuté » (ou tout simplement un accident) peu après.Source, Mafia inc., Grandeur et misère du clan sicilien au Québec, page 69
de André Cédilot et André Noël, aux Éditions de l'Homme 2010
Le ministre Pierre Laporte était sur écoute, révèle un livre
Dans les mois qui ont précédé la crise d'Octobre 1970, le conseiller du premier ministre Robert Bourassa allait régulièrement dans les locaux de la Sûreté du Québec pour écouter les enregistrements de conversations entre l'entourage du ministre Pierre Laporte et la mafia, révèle un ancien policier dans une autobiographie.L'enlèvement de M. Laporte, alors ministre du Travail, a bien entendu mis un terme aux enquêtes policières sur ces relations mafieuses, indique Claude Lavallée, qui était alors spécialiste de l'écoute électronique à la SQ.
«Cet événement signifiait l'échec de notre patiente enquête sur la corruption de l'homme politique par la pègre, qui devait prochainement mener - j'en étais convaincu - à l'inculpation du ministre du Travail», écrit M. Lavallée dans son livre Révélations d'un espion de la SQ (Éditions de l'Homme).
«En revêtant le rôle d'otage, de victime, Pierre Laporte devenait automatiquement inattaquable, pensais-je. En effet, qui aurait le culot de le poursuivre en justice, après une telle épreuve? J'avais le sentiment que les ravisseurs venaient justement de nous ravir un «sujet» qui aurait mis au jour un grand scandale. Je ne pouvais évidemment pas savoir que cet enlèvement se conclurait par la mort tragique du ministre.»Source La Presse
Un monument à la mémoire de Pierre Laporte inauguré à Saint-Lambert
2 commentaires:
si aujourd'hui tout vas mal c'est justement a cause que les partis politiques la mafia et les multinationales travaillent tous ensemble a s'enrichirent au dépend de la majorité et ruinent les pays par l'endettement de ceux-ci
crime organisé ou pédophile organisé??????qu'est devenu le québec?????
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