samedi 11 septembre 2010

Afghanistan, nos militaires de la chair à cannon pour notre gouvernement canadien.

Nouveaux vétérans : la bombe à retardement afghane
Par Isabelle Hachey

S'il avait pu choisir, le caporal Martin Renaud aurait perdu conscience pour se réveiller 20 jours plus tard à l'hôpital militaire américain de Landstuhl, en Allemagne, où sont soignés les soldats canadiens grièvement blessés en Afghanistan. Mais le caporal n'a pas choisi.

Il se souvient de tout. De la tension qui régnait, ce matin-là, quand sa patrouille a pris la route pour relayer des soldats éreintés après 20 heures de combats. Du bruit sourd. Du plancher blindé qui s'est fissuré sous ses bottes. Du souffle de l'explosion qui l'a projeté contre le plafond. De « l'odeur de mort ». De l'insupportable douleur.

Dans ces secondes plus longues que l'éternité, le caporal Renaud a subi « une quarantaine » de fractures - il a perdu le compte exact - dont plusieurs ouvertes. « C'était un gros casse-tête », dit-il.

Ses médecins ont tenté de remettre les morceaux en place. Ils lui ont cloué des os, lui ont réparé 17 dents, lui ont installé deux tiges de métal dans le dos. Mais ils ont dû se résoudre à lui amputer les deux jambes.

C'était le 27 novembre 2007. Martin Renaud n'avait que 19 ans.

Aujourd'hui, le jeune homme se sent trahi. Il se demande de quoi son avenir sera fait. Pour lui, l'horizon est sombre, presque bouché. Comme plusieurs autres soldats blessés au front, il se sent abandonné par le gouvernement du Canada. Par celui-là même, en somme, qui l'a envoyé à la boucherie.

Article complet ICI sur La Presse

LinkWithin

Related Posts with Thumbnails