dimanche 15 août 2010

Prisonnier politique cubain aux USA (vidéo)

Nos médias ne parlent pas de ces cas... il préfère fermer les yeux

Si un jour le monde devient meilleur, ce sera à cause de vous… (Vidéo) par Danielle Bleitrach en hommage à ceux qui escaladent pour dire la vérité…



Si un jour le monde devient meilleur, ce sera à cause de vous…
par Danielle Bleitrach

Comment vous décrire mes amis, ce que j’ai éprouvé en regardant la vidéo que vous m’avez envoyée, ce 15 août, un jour de vacances à tous les sens du terme, cette vidéo décrit comment une vingtaine de personnes ont entrepris d’escalader un pîc des Pyrénées. L’un traine un peu la patte, l’autre a mes printemps et mes cheveux blonds devenus blancs sans que je m’en soi réellement aperçu, devant marche une jeune cubaine vêtue d’un drapeau de son pays… Que font ces gens là ? Ils escaladent la montagne, ils ont pris au pied de la lettre la proposition cubaine : « escalader la montagne pour dire la vérité… » Et enfin, ils étalent une banderole pour réclamer la liberté des 5… Bientôt ils vont en rejoindre d’autres qui vont escalader les Andes toujours dans le même esprit : à eux tous, sur toute la planète tous les hommes et les femmes, ces fourmis, vont vaincre et l’emporter…

Un jour, il y a bien longtemps, c’était la chute de l’Union soviétique, la victoire de la contre-révolution j’ai écrit un texte qui n’a jamais été publié, j’imaginais la défaite comme un immense défilé de peuples venus passé sous les fourches caudines des vainqueurs, chacun à son tour devait baisser la tête, s’incliner, dire qu’il regrettait et que jamais il ne croirait en l’impossible justice… je les voyais ces immenses files de vaincus descendre dans les vallées y déposer les armes… parmi eux il y avait les miens, j’allais de l’un à l’autre en tentant de les secouer : « mais non vous ne pouvez pas passer là… Vous n’êtes pas coupable, ne les croyez pas… » Ils détournaient la tête d’un air absent et ils avançaient inexorablement…

Et puis il y a eu Cuba, les Cubains ne doutaient de rien, ils avançaient dans un petit chemin à l’écart de ces grands défilés de peuples anesthésiés, ils refusaient d’aller s’incliner et en plus ils plaisantaient en disant « Coño no es facil ! » Mais dans leur tête il y avait cette phrase de José Marti que cite Fidel dans sa dernière réflexion :

« … les arbres doivent se mettre en rang pour que le géant aux bottes de sept lieues ne passe pas! C’est l’heure du dénombrement et de la marche unie, et nous devons aller en carré serré, comme l’argent à la racine des Andes! » Voilà ce qu’écrivait José Martí, il y a de cela presque cent vingt ans, le 1er janvier 1891.

Vous allez en carré serré, enfin presque… En tout cas, vous leur ressemblez à force de les aimer…

Le temps a passé à attendre que mon peuple rejoigne ceux qui avaient commencé à refuser de passer sous les fourches caudines et recommencé à aller vers les sommets, l’avantage de la vieillesse qui frappe à ma porte au bout de cette attente est qu’elle me désencombre de l’accessoire et me donne à savoir où est l’essentiel, ce qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue… Alors admis cette marche, cette ballade sur un sommet des Pyrénées fait partie de ce qui compte…

Et pour que chacun en juge, voici la vidéo de la montée au pic d’Anie pour les Cinq (subida para los Cinco).

Danielle Bleitrach

Source Changement de société

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