dimanche 13 juin 2010

Un Canadien dans la commission d'enquête israélienne sur la flotille

Soumis à forte pression internationale, Israël a finalement annoncé la création d'une «commission publique indépendante», avec participation étrangère comme le demandait Washington, pour enquêter sur son raid meurtrier contre une flottille humanitaire pour Gaza.

Cette commission israélienne aura pour mission d'«enquêter sur les aspects relatifs à l'action entreprise par l'État d'Israël pour empêcher des navires d'atteindre les côtes de Gaza», selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Nétanyahou.

Elle sera dirigée par un juge en retraite de la Cour Suprême israélienne, Yaakov Tirkel, 75 ans, et comprendra deux «observateurs» étrangers: Lord Trimble, ancien chef du Parti unioniste d'Ulster (protestant) et prix Nobel de la paix 1998, et Ken Watkin,(photo ci contre) un ex-avocat général de l'armée canadienne.

«Étant donné les aspects internationaux uniques de l'incident, il a été décidé de nommer deux observateurs étrangers de stature internationale dans les domaines du droit militaire et des droits de l'homme», stipule le communiqué.

Toutefois, leur mandat sera limité: ils n'auront même pas le droit de voter sur les travaux et les conclusions de la commission.

Israël a catégoriquement rejeté le principe d'une mission d'enquête internationale.

Le 31 mai à l'aube, la marine israélienne avait intercepté dans les eaux internationales une flottille chargée d'aide qui tentait de «briser» le blocus de la bande de Gaza imposé par Israël depuis 4 ans.

De violents affrontements avaient opposé les commandos d'élite israéliens aux militants pro-palestiniens sur le navire amiral de la flottille, le ferry turc Mavi Marmara, faisant 9 morts, de nationalité turque, et des dizaines de blessés. ( propagande qui déforme la réalité voir le vidéo de Morris Herman)

L'opération «Brise marine» a déclenché une profonde crise diplomatique entre Israël et la Turquie, et suscité l'indignation et les condamnations de la communauté internationale.

Elle a surtout accentué la pression sur l'État hébreu pour qu'il allège son embargo contre la bande de Gaza où la situation est, selon la secrétaire d'État Hillary Clinton, «inacceptable».

La commission publique, qui pourra auditionner «n'importe quelle personne ou organisation», se penchera sur «les raisons sécuritaires à l'origine de l'imposition du blocus maritime de Gaza et la conformité de ce dernier au droit international», explique le communiqué.

De même, elle vérifiera si l'arraisonnement du 31 mai pour appliquer le blocus maritime a respecté la législation internationale.

Enfin, elle «examinera les actions des organisateurs et des participants de la flottille, et établira leurs identités». Israël a accusé les passagers de la «flottille de la liberté» d'avoir «déclenché les violences», et pour certains d'être liés à des «organisations terroristes».

Attendue depuis des jours, la décision, annoncée tard dimanche soir, survient après des négociations apparemment ardues avec l'administration Obama. Il reste à voir si elle satisfera la communauté internationale.

Les États-Unis avaient estimé qu'une «présence internationale» au sein de la commission «conforterait la crédibilité» de l'enquête.

Dimanche, Washington, qui a qualifié le geste d'«important pas en avant», a souhaité que ses travaux soient terminés «rapidement» et ses conclusions présentées à la communauté internationale.

Mais, alors que le gouvernement Nétanyahou attend avant tout d'une telle commission une justification légale et à postériori du raid controversé, les médias et des juristes israéliens l'ont critiquée avant même sa naissance, la jugeant «peu crédible».

Un ancien ministre de la Justice et juriste reconnu, «De même qu'il existe du café sans caféine, il existe des commissions d'enquête sans enquête».

Le Yediot Aharonot, le quotidien le plus vendu du pays, titrait dès la semaine dernière sur une «commission light». «Ce ne sera pas une commission d'enquête, cela se résumera au mieux à un séminaire docte sur des questions de droit international», estimait son éditorialiste.

Source la Presse

Morris Herman contredit la vidéo de Tsahal sur l'assaut du Mavi Marmara

Morris Herman contredit la propagande israélienne à propos des images qu'Israël a produites concernant l'attaque du Mavi Marmara...

Israël et son armée la plus morale du monde font circuler une vidéo montrant les attaques des militants pacifistes du Mavi Marmara en train de s'en prendre aux soldats. Or, d'après Morris Herman quand on regarde le vidéo de plus près on constate qu'il ne s'agit pas du Mavi Mamara... voir et écouter le reportage qui suit.





LA VIDÉO DE PROPAGANDE DE TSAHAL



Source Gilad Atzmon

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