Israël veut pouvoir inspecter le cargo dans le port d'Ashdod
Le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, Yossi Gal, a fait savoir qu'Israël n'avait "aucun désir de confrontation". "Nous n'avons aucun désir d'aborder le navire. Si le bateau décide d'aller jusqu'au port d'Ashdod, alors nous garantirons sa bonne arrivée et nous ne l'aborderons pas", avait-il affirmé dans un communiqué avant l'arraisonnement. "Israël est prêt à recevoir le bateau et à décharger sa cargaison. Après l'avoir inspecté, et s'être assuré qu'il ne transporte pas d'armes ou de matériel de guerre, nous sommes prêts à livrer tout le chargement à Gaza", en coopération avec l'ONU et les organisations internationales, avait ajouté M. Gal.
Mairead Maguire avait estimé acceptable l'éventualité que le cargo soit contrôlé par les Nations unies ou par un organisme indépendant pour vérifier qu'il ne transporte aucun matériel dangereux. "Mais nous ne sommes pas disposés à autoriser Israël à le faire. Notre cargaison a été inspectée par des responsables du gouvernement irlandais, par des responsables syndicaux à Dundalk [un port d'Irlande du Nord] et par des responsables du parti écologiste", a relevé la Nobel irlandaise, âgée 66 ans.
A Gaza, le comité populaire d'accueil du bateau a également indiqué espérer son arrivée samedi s'il n'était pas arrêté ou intercepté par les forces israéliennes.
Le risque d'une nouvelle confrontation
Le cargo avait appareillé lundi de Malte. Son arrivée à proximité des côtes a fait craindre une nouvelle confrontation violente après l'assaut meurtrier mené lundi par des commandos de la marine israélienne contre une flottille de six bateaux qui tentaient eux aussi de passer.
Huit militants turcs pro-palestiniens et un Américain d'origine turc avaient été tués lors de cette opération qui a eu un effet dévastateur pour l'image de l'Etat hébreu. Conséquence: la Turquie, principal allié musulman du pays, envisage de revoir ses relations avec Israël.
L'ONU, l'Union européenne et la Russie ont appelé à l'ouverture immédiate du territoire palestinien. De leur côté, les Etats-Unis ont souligné vendredi soir que le blocus n'était plus tenable.
Israël affirme pour sa part que ce blocus est indispensable pour éviter que des armes et des équipements militaires parviennent aux islamistes du Hamas, qui contrôlent le territoire côtier depuis juin 2007.
Source France 2
Source Figaro
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