vendredi 4 juin 2010

Belgique manifestation devant le Ministère des Affaires étrangères (Vidéo)

Manifestations contre l'assassinat par Israël de pacifistes sur un bateau humanitaire devant le Ministère des affaires étrangères belge, le 31 mai 2010




Lettre au Ministre des Affaires étrangères,
Steven Vanackere

L'agression du 31 mai contre la flottille « liberté » pour GAZA transportant une aide humanitaire à Gaza aurait fait une vingtaine de morts. Cette attaque s’est déroulée dans les eaux internationales. Elle a suscité de nombreuses condamnations, y compris de pays européens. Plusieurs pays, dont la Suède, l’Espagne, la Turquie et la France ont convoqué l’ambassadeur israélien. La Grèce a suspendu des manœuvres aériennes avec Israël et annulé une visite du chef de l’armée de l’air israélienne.

L’ambassadrice d’Israël en Belgique Tamar Samash estime que « ce n’est pas une attaque, mais une manière pour Israël de réagir à la provocation de ces gens qui n’avait pas de but humanitaire. Les soldats israéliens ont pris le contrôle du Marmara parce qu’ils ont été attaqués à l’arme blanche et que des armes auraient été dérobées aux soldats par les passagers ». Pas un mot de condamnation, pas un mot de regret pour les morts...

L’utilisation de la violence et de la force est une constante de l'armée israélienne. Les personnes qui se sont rendues en Palestine sont témoins de leur brutalité quotidienne. La seule différence maintenant, c'est qu’Israël utilise ses « mesures de sécurité” contre la communauté internationale.

La seule différence entre cette tragédie et une attaque terroriste, c'est qu’elle a été commise par un gouvernement qui est politiquement et financièrement soutenu par les pays d’origine des victimes.

Depuis des années, Israël viole les nombreux textes votés par l’ONU ou par l’Union européenne qui demandent à Israël de se conformer au droit international, ou tout simplement au droit humanitaire, en levant, par exemple, le blocus de Gaza. La violation constante de ces textes n’est jamais suivie du moindre effet. Au contraire, l’Union européenne et les États-Unis récompensent Israël.

Ainsi, en décembre 2008, l’Union européenne décide le « rehaussement» des relations bilatérales avec Israël, donnant à cet État des privilèges dont ne disposaient jusque-là que quelques grandes puissances. Quelques jours plus tard, le territoire de Gaza était mis à feu et à sang par l’armée israélienne qui avait donc carte blanche pour commettre, en toute impunité, des « crimes de guerre», voire des « crimes contre l’humanité».

En Belgique

Neuf mois après le massacre de Gaza, un tapis de fleurs est offert par la Ville de Bruxelles, à Tel-Aviv.

Un an après, la Direction du Commerce extérieur du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, en collaboration avec Flanders Investment & Trade et AWEX, organise une mission économique multisectorielle en Israël. Cette mission aura lieu du 6 au 10 décembre 2009 à Tel-Aviv.

Dans le document de présentation de la mission, nous pouvons lire : « En 60 ans, Israël s'est imposé comme une puissance économique régionale majeure». Ce qui fut ignoré, c’est qu’Israël s’est surtout imposé comme une puissance militaire violant depuis 61 ans toutes les résolutions de l’ONU la concernant.

Un peu plus loin dans le temps, le gouvernement bruxellois a reconnu avoir notamment en avril 2007 accordé des licences d'exportation à la Sabca dans le cadre d'un contrat avec Israël Aerospace Industries Ltd.

Dans une carte blanche publiée par "Le Soir" le jeudi 15 janvier par la branche belge du Mouvement international de Réconciliation, on peut lire : "Le plus scandaleux dans cette politique d'exportation laxiste, est que la Région bruxelloise n'a jamais refusé un seul permis. En 2005 et en 2007, Sabca a décroché un contrat de modernisation pour la force aérienne israélienne. Valeur : 9, 928,601 € ».

Et aujourd'hui?

De simples citoyens belges, européens ou américains, ont pris la décision de se rendre à Gaza parce que leurs politiciens et leurs hommes d’État ne se sont pas montrés à la hauteur. Ils ont décidé d’agir et de venir en aide à une population en détresse face à l’impuissance des gouvernements, et c’est au prix de leur vie qu’ils paient cet engagement.

Pensez-vous qu’il soit normal de tuer, d’enlever et d’emprisonner de simples citoyens venus apporter de l’aide alimentaire?

En général, demande-t-on à un pays qui viole de manière flagrante une loi internationale d’enquêter lui-même sur ses propres violations ?

Voir l'intégral sur le site Free Palestine

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