Par Léo-Paul Lauzon
Arrêtez de chercher les coupables à la crise financière, avec les milliards versés en fonds publics aux banques, les gigantesques pertes subies par les caisses de retraite, les millions d’emplois perdus, les déficits gouvernementaux abyssaux et la quasi-faillite de pays chéris des capitalistes comme l’Irlande et l’Islande.
Faut arrêter d’accuser les banquiers, qui n’ont fait qu’obéir en se soumettant docilement aux « lois naturelles » du marché et en se laissant guider par Dieu, comme l’a dit le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein : « Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu.» C’est Dieu qui lui a ordonné de spéculer sur les aliments et de maquiller la dette de la Grèce.
Faut en finir avec ces accusations irrévérencieuses contre nos pontifes, qui n’y sont pour rien et qui n’ont rien fait de mal. C’est la faute à la nature « économique » qui s’est déchaînée et a provoqué un tsunami financier.
La main invisible du marché a été remplacée par les deux mains visibles de l’État. Tiens, dans Le Devoir, le « modeste » ex-patron de la Caisse de dépôt, Henri-Paul Rousseau, a écrit : «La Caisse a été frappée par une tempête parfaite.» Il n’y est absolument pour rien dans les pertes de 40 G$ subies en 2008 par la Caisse. Puis, dans La Presse, l’inégalable Jacques Ménard, de la Banque de Montréal, l’a redit : « La tempête parfaite. » Et, en juin 2009, il a dit vouloir « informer pour éviter les mirages en améliorant les connaissances des Canadiens sur les produits et les services financiers ». J’espère qu’il en profitera pour nous « informer » sur les services offerts par les banques dans les paradis fiscaux, les tonitruants frais de service, les taux d’intérêt « shylockiens » des cartes de crédit, l’exemption fiscale sur ses stock options, etc.
La nature s’est également défoulée sur Nortel, « écrabouillée » par les concurrents étrangers, malgré les milliards reçus en subventions. L’ancien ministre fédéral des Finances, recyclé en administrateur de société, John Manley l’a mentionné récemment : « Une tempête parfaite a frappé Nortel. » L’analyste Gary MacDonald, de la Banque Nationale, l’a aussi signalé dans La Presse : « Les régimes de retraite balayés par la tempête parfaite. » La « tempête parfaite » a vraiment le dos large. Même Stephen Harper nous a avertis : «La tempête financière est loin d’être terminée.»
Comme l’a dit le jovialiste gouverneur de la Banque du Canada : « La crise financière aura des répercussions positives. » Pour qui? En attendant, soyez positifs et payez sans rechigner afin que la nature économique se régénère, jusqu’à la prochaine tempête parfaite…
Source Métro Montréal
Arrêtez de chercher les coupables à la crise financière, avec les milliards versés en fonds publics aux banques, les gigantesques pertes subies par les caisses de retraite, les millions d’emplois perdus, les déficits gouvernementaux abyssaux et la quasi-faillite de pays chéris des capitalistes comme l’Irlande et l’Islande.
Faut arrêter d’accuser les banquiers, qui n’ont fait qu’obéir en se soumettant docilement aux « lois naturelles » du marché et en se laissant guider par Dieu, comme l’a dit le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein : « Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu.» C’est Dieu qui lui a ordonné de spéculer sur les aliments et de maquiller la dette de la Grèce.Faut en finir avec ces accusations irrévérencieuses contre nos pontifes, qui n’y sont pour rien et qui n’ont rien fait de mal. C’est la faute à la nature « économique » qui s’est déchaînée et a provoqué un tsunami financier.

La main invisible du marché a été remplacée par les deux mains visibles de l’État. Tiens, dans Le Devoir, le « modeste » ex-patron de la Caisse de dépôt, Henri-Paul Rousseau, a écrit : «La Caisse a été frappée par une tempête parfaite.» Il n’y est absolument pour rien dans les pertes de 40 G$ subies en 2008 par la Caisse. Puis, dans La Presse, l’inégalable Jacques Ménard, de la Banque de Montréal, l’a redit : « La tempête parfaite. » Et, en juin 2009, il a dit vouloir « informer pour éviter les mirages en améliorant les connaissances des Canadiens sur les produits et les services financiers ». J’espère qu’il en profitera pour nous « informer » sur les services offerts par les banques dans les paradis fiscaux, les tonitruants frais de service, les taux d’intérêt « shylockiens » des cartes de crédit, l’exemption fiscale sur ses stock options, etc.
La nature s’est également défoulée sur Nortel, « écrabouillée » par les concurrents étrangers, malgré les milliards reçus en subventions. L’ancien ministre fédéral des Finances, recyclé en administrateur de société, John Manley l’a mentionné récemment : « Une tempête parfaite a frappé Nortel. » L’analyste Gary MacDonald, de la Banque Nationale, l’a aussi signalé dans La Presse : « Les régimes de retraite balayés par la tempête parfaite. » La « tempête parfaite » a vraiment le dos large. Même Stephen Harper nous a avertis : «La tempête financière est loin d’être terminée.»
Comme l’a dit le jovialiste gouverneur de la Banque du Canada : « La crise financière aura des répercussions positives. » Pour qui? En attendant, soyez positifs et payez sans rechigner afin que la nature économique se régénère, jusqu’à la prochaine tempête parfaite…Source Métro Montréal
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