Voici un commentaire de Danielle Bleitrach fort intéressant qui en dit long sur la politique étrangère américaine et de son arrogance face aux pays qui osent affirmer leur indépendance et résister à leur politique impérialiste.
Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près d’un pareil crétin
par Danielle Bleitrach
Ma parole c’est une manie! Dès qu’il y a une stupidité à énoncer, un représentant des États-Unis est là pour la dire. Cuba les met particulièrement en verve… Il y a eu l’inénarrable Hilary Clinton et sa réflexion digne d’une anthologie sur le fait que les dirigeants cubains souhaiteraient le blocus qui est « le meilleur prétexte à leur immobilisme ». Comment peut-on se donner ainsi le bâton pour se faire battre? C’est le propre d’une pensée despotique que de mépriser ceux dont on fait le malheur, mais en plus là le despotisme glisse dans l’idiotie et cela devient contagieux… Donc après la Secrétaire d’État : l’ambassadeur.
Mercredi 28 avril 2010, Carlos Pascual, qui est ambassadeur des États-Unis au Mexique a déclaré : « le changement climatique va se charger de résoudre le problème des États-Unis avec Cuba, parce que dans 50 ans l’île va disparaître sous la mer ». Carlos Pasqual est cubain de naissance, ce qui rend encore plus sympathique, si faire se peut, son aimable plaisanterie. On imagine qu’il a peut-être conservé de la famille dans l’île qui appréciera.
Au fait, si Cuba et la Sierra Maestra sont sous les flots, qu’adviendra-t-il de la Floride et des excités de Miami?
Mais cela n’a pas suffi à l’ambassadeur expert, il a repris content de lui, savourant sa fine répartie « Nous ne n’avons pas à nous préoccuper beaucoup aux États-Unis sur Cuba parce que la question de l’environnement va éliminer le problème pour nous ». Il a même concédé que dans ces conditions il acceptait que Fidel vive encore 50 ans (pour voir disparaître son île). Il n’a pas cru bon de parler des autres îles des Caraïbes, nos concitoyens Martiniquais, Guadeloupéens apprécieront la plaisanterie, sans parler de tout le Caricom et de Haïti… Il est vrai qu’ils ont en ce moment de gros ennuis avec Puerto Rico qui vit une sorte de mai 1968, ils se débarrasseront des deux îles chères à José Marti en même temps… Les comptes-rendus font état des rires de l’assistance. Il est clair que nous n’étions pas à Cochabamba.
En conclusion, si l’on me permet cette réflexion d’ordre plus général, le Mexique aujourd’hui a bien des malheurs, les États-Unis ont fait beaucoup avec l’ALENA, la domination du crime et du narcotrafic pour détruire ce pays. Mais si le Mexique a souvent été une terre de violence, la patrie de Juarez a toujours été digne et indépendante face à son voisin du nord. Que l’administration Obama ait pu envoyer pareil imbécile comme diplomate est une preuve de plus de la volonté étasunienne d’accabler ce pays.
Source Changement de société
Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près d’un pareil crétin
par Danielle Bleitrach
Ma parole c’est une manie! Dès qu’il y a une stupidité à énoncer, un représentant des États-Unis est là pour la dire. Cuba les met particulièrement en verve… Il y a eu l’inénarrable Hilary Clinton et sa réflexion digne d’une anthologie sur le fait que les dirigeants cubains souhaiteraient le blocus qui est « le meilleur prétexte à leur immobilisme ». Comment peut-on se donner ainsi le bâton pour se faire battre? C’est le propre d’une pensée despotique que de mépriser ceux dont on fait le malheur, mais en plus là le despotisme glisse dans l’idiotie et cela devient contagieux… Donc après la Secrétaire d’État : l’ambassadeur.
Mercredi 28 avril 2010, Carlos Pascual, qui est ambassadeur des États-Unis au Mexique a déclaré : « le changement climatique va se charger de résoudre le problème des États-Unis avec Cuba, parce que dans 50 ans l’île va disparaître sous la mer ». Carlos Pasqual est cubain de naissance, ce qui rend encore plus sympathique, si faire se peut, son aimable plaisanterie. On imagine qu’il a peut-être conservé de la famille dans l’île qui appréciera.Au fait, si Cuba et la Sierra Maestra sont sous les flots, qu’adviendra-t-il de la Floride et des excités de Miami?
Mais cela n’a pas suffi à l’ambassadeur expert, il a repris content de lui, savourant sa fine répartie « Nous ne n’avons pas à nous préoccuper beaucoup aux États-Unis sur Cuba parce que la question de l’environnement va éliminer le problème pour nous ». Il a même concédé que dans ces conditions il acceptait que Fidel vive encore 50 ans (pour voir disparaître son île). Il n’a pas cru bon de parler des autres îles des Caraïbes, nos concitoyens Martiniquais, Guadeloupéens apprécieront la plaisanterie, sans parler de tout le Caricom et de Haïti… Il est vrai qu’ils ont en ce moment de gros ennuis avec Puerto Rico qui vit une sorte de mai 1968, ils se débarrasseront des deux îles chères à José Marti en même temps… Les comptes-rendus font état des rires de l’assistance. Il est clair que nous n’étions pas à Cochabamba.En conclusion, si l’on me permet cette réflexion d’ordre plus général, le Mexique aujourd’hui a bien des malheurs, les États-Unis ont fait beaucoup avec l’ALENA, la domination du crime et du narcotrafic pour détruire ce pays. Mais si le Mexique a souvent été une terre de violence, la patrie de Juarez a toujours été digne et indépendante face à son voisin du nord. Que l’administration Obama ait pu envoyer pareil imbécile comme diplomate est une preuve de plus de la volonté étasunienne d’accabler ce pays.
Source Changement de société
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