Objet du litige: le pétrole. Beaucoup de pétrole. Aujourd'hui, l'Argentine demandera officiellement à l'ONU d'encourager des négociations auxquelles le Royaume-Uni se refuse.
Les îles de la discorde
On les appelle îles Malouines ou îles Falklands, selon qu'on est Argentin ou Britannique.
Les premiers colons connus étaient des Français, marins et pêcheurs venus de la ville de Saint-Malo, d'où le nom d'îles Malouines (Islas Malvinas en espagnol). L'Espagne a expulsé les colons français au XVIIIe siècle, puis a cédé l'archipel au Royaume-Uni.
Après son indépendance, en 1816, l'Argentine y a établi une colonie pénitentiaire en 1820, avant de l'abandonner. Depuis 1833, le Royaume-Uni y détient une colonie, bien que l'Argentine ait toujours revendiqué sa souveraineté sur les îles.
En avril 1982, la marine argentine débarque dans l'archipel et en prend possession. L'Argentine rejette la proposition du président Ronald Reagan de partager l'administration de l'archipel. Les Britanniques (sous Margaret Thatcher) répliquent en force en mai et juin. Au bout de 72 jours, les Anglais chassent définitivement les Argentins. Cette guerre a fait quelque 900 morts, dont les trois quarts étaient des soldats argentins.

Le pétrole des Malouines réveille les tensions
Amorcée lundi par la petite société britannique Desire, la nouvelle campagne de prospection pétrolière au large des Malouines, vise à évaluer les ressources exploitables mais l'extraction de l'or noir ne devrait pas intervenir avant plusieurs années.

Soixante milliards de barils de pétrole. C'est l'estimation que fait la Société britannique de géologie du gisement des eaux côtières des îles Malouines, à 500 km au large de l'Argentine. Un fabuleux trésor pour les 2900 «Kelpers» qui habitent ces îles.
Vingt-huit ans plus tard, l'affrontement reste pour l'instant verbal. L'Argentine espère régler le différend devant les Nations unies. Aujourd'hui, le ministre des Affaires étrangères de l'Argentine, Jorge Taiana, demandera au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de proposer des négociations auxquelles le Royaume-Uni se refuse encore. «L'Argentine dialoguera de manière pacifique», a promis Jorge Taiana, tout en demandant à Londres d'en finir avec une «situation coloniale anachronique».
Bloc latin
Hier, la présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner, a reçu l'appui de presque tous les pays d'Amérique latine réunis en sommet au Mexique avec ceux des Caraïbes.
Alors que la société britannique Desire Petroleum vient de commencer l'exploration pétrolière à 160 km au nord de l'archipel, les Argentins considèrent que Londres viole les résolutions de l'ONU appelant les parties à dialoguer et à ne prendre aucune décision unilatérale qui pourrait aggraver leur différend.
«Ceux qui ont un siège permanent au Conseil de sécurité se permettent de violer mille et une fois les dispositions des Nations unies, tandis que les autres pays doivent les respecter sous peine d'être déclarés ennemis et d'être envahis», clame Cristina Kirchner. La présidente a signé un décret qui oblige tous les bateaux qui se dirigent vers l'archipel à demander l'autorisation de naviguer dans les eaux argentines.

Source La Presse...........Tribune de Genève
Les îles de la discorde
On les appelle îles Malouines ou îles Falklands, selon qu'on est Argentin ou Britannique.
Les premiers colons connus étaient des Français, marins et pêcheurs venus de la ville de Saint-Malo, d'où le nom d'îles Malouines (Islas Malvinas en espagnol). L'Espagne a expulsé les colons français au XVIIIe siècle, puis a cédé l'archipel au Royaume-Uni.Après son indépendance, en 1816, l'Argentine y a établi une colonie pénitentiaire en 1820, avant de l'abandonner. Depuis 1833, le Royaume-Uni y détient une colonie, bien que l'Argentine ait toujours revendiqué sa souveraineté sur les îles.
En avril 1982, la marine argentine débarque dans l'archipel et en prend possession. L'Argentine rejette la proposition du président Ronald Reagan de partager l'administration de l'archipel. Les Britanniques (sous Margaret Thatcher) répliquent en force en mai et juin. Au bout de 72 jours, les Anglais chassent définitivement les Argentins. Cette guerre a fait quelque 900 morts, dont les trois quarts étaient des soldats argentins.

Le pétrole des Malouines réveille les tensions
Amorcée lundi par la petite société britannique Desire, la nouvelle campagne de prospection pétrolière au large des Malouines, vise à évaluer les ressources exploitables mais l'extraction de l'or noir ne devrait pas intervenir avant plusieurs années.
Soixante milliards de barils de pétrole. C'est l'estimation que fait la Société britannique de géologie du gisement des eaux côtières des îles Malouines, à 500 km au large de l'Argentine. Un fabuleux trésor pour les 2900 «Kelpers» qui habitent ces îles.
Vingt-huit ans plus tard, l'affrontement reste pour l'instant verbal. L'Argentine espère régler le différend devant les Nations unies. Aujourd'hui, le ministre des Affaires étrangères de l'Argentine, Jorge Taiana, demandera au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de proposer des négociations auxquelles le Royaume-Uni se refuse encore. «L'Argentine dialoguera de manière pacifique», a promis Jorge Taiana, tout en demandant à Londres d'en finir avec une «situation coloniale anachronique».
Bloc latin
Hier, la présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner, a reçu l'appui de presque tous les pays d'Amérique latine réunis en sommet au Mexique avec ceux des Caraïbes.Alors que la société britannique Desire Petroleum vient de commencer l'exploration pétrolière à 160 km au nord de l'archipel, les Argentins considèrent que Londres viole les résolutions de l'ONU appelant les parties à dialoguer et à ne prendre aucune décision unilatérale qui pourrait aggraver leur différend.
«Ceux qui ont un siège permanent au Conseil de sécurité se permettent de violer mille et une fois les dispositions des Nations unies, tandis que les autres pays doivent les respecter sous peine d'être déclarés ennemis et d'être envahis», clame Cristina Kirchner. La présidente a signé un décret qui oblige tous les bateaux qui se dirigent vers l'archipel à demander l'autorisation de naviguer dans les eaux argentines.
Source La Presse...........Tribune de Genève
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