Variations dans la compassion : Haïti et Gaza
Bouthaina SHAABAN
Akiva Eldar a écrit un article intitulé « Israel’s compassion in Haiti can’t hide our ugly face in Gaza » (« la compassion d’Israël à Haïti ne peut cacher notre laideur à Gaza » - Haaretz, 18 janvier 2010 ) dans lequel il explique la contradiction dans les campagnes de relations publiques menées par les dirigeants israéliens envers les victimes du séisme à Haïti et leur totale indifférence quant aux souffrances du peuple de Gaza dont les enfants, les femmes et les personnes âgées meurent chaque jour par manque de médicaments, de la destruction des hôpitaux et parce que les autorités Israéliennes empêchent nourriture et médicaments d’entrer à Gaza.
Larry Derfner a écrit dans le Jérusalem Post (20 janvier 2010) un article sur l’aide que les dirigeants israéliens se sont empressés d’envoyer à Haïti et qu’ils ont envoyé au Rwanda il y a quelques années – avec beaucoup d’efficacité – alors que de nombreux Israéliens ont honte des actions de leur gouvernement à Gaza. Il s’interroge sur l’écart entre l’efficacité d’Israël à porter secours dans des zones touchées par des catastrophes naturelles et son scandaleux désintérêt devant les catastrophes infligées aux civils Palestiniens par des gouvernements Israéliens successifs.
Catherine Philip a écrit une analyse (Sunday Times, 21 janvier 2010) qui explique que le gouvernement israélien a profité du désastre à Haïti pour mener une campagne de relations publiques afin de tenter de couvrir les crimes décrits dans le rapport Goldstone sur la guerre menée par Israël sur Gaza. Elle conclut que le séisme fut une catastrophe naturelle, alors qu’à Gaza, l’effondrement du système de santé, la faim et les ruines sont les résultats des actions d’Israël et ses alliés.
La vie de Palestiniens désarmés à Gaza et dans le reste de la Palestine est devenue une affaire de relations publiques. Les vies des Palestiniens n’ont aucune importance pour Israël sinon pour servir ses intérêts et améliorer son image en Occident. C’est la raison pour laquelle Israël interdit l’accès à Gaza aux journalistes, aux responsables politiques, aux diplomates et aux militants des droits de l’homme afin de cacher les conditions de vie scandaleuses provoquées par le blocus et pouvoir ainsi promouvoir ses mensonges sur sa soi-disant volonté de sauver des vies ailleurs dans le monde.
L’aide aux victimes de catastrophes naturelles est devenue l’occasion de lancer des opérations de relations publiques ou de faire avancer quelques objectifs politiques et militaires inavoués. Les gens sont toujours victimes de séismes, de catastrophes, d’occupations, d’oppressions et de terrorismes. Ils sont victimes aussi de campagnes qui profitent de ces tragédies pour atteindre d’autres objectifs qui n’ont rien à voir avec le prix, l’importance, le caractère sacré ou la dignité de la vie humaine.
La suite ICI Le Grand soir
Bouthaina SHAABAN
Catherine Philip a écrit une analyse (Sunday Times, 21 janvier 2010) qui explique que le gouvernement israélien a profité du désastre à Haïti pour mener une campagne de relations publiques afin de tenter de couvrir les crimes décrits dans le rapport Goldstone sur la guerre menée par Israël sur Gaza. Elle conclut que le séisme fut une catastrophe naturelle, alors qu’à Gaza, l’effondrement du système de santé, la faim et les ruines sont les résultats des actions d’Israël et ses alliés.
La vie de Palestiniens désarmés à Gaza et dans le reste de la Palestine est devenue une affaire de relations publiques. Les vies des Palestiniens n’ont aucune importance pour Israël sinon pour servir ses intérêts et améliorer son image en Occident. C’est la raison pour laquelle Israël interdit l’accès à Gaza aux journalistes, aux responsables politiques, aux diplomates et aux militants des droits de l’homme afin de cacher les conditions de vie scandaleuses provoquées par le blocus et pouvoir ainsi promouvoir ses mensonges sur sa soi-disant volonté de sauver des vies ailleurs dans le monde.
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