lundi 8 février 2010

Québec exporte sa pollution


Pendant que nous nous préoccupons du voile au Québec et de la menace que constituerait pour nos institutions ce grave danger (le Voile)... pour notre démocratie, nos démocrates vont vendre à l'Inde un produit que personnes ne veux si on se fie au propos des dirigeants « des syndicats et organismes indiens réclamant qu'il fasse cesser les exportations d'amiante chrysotile du Québec, deuxième exportateur de ce minerai en Inde. ».

« Devant l'hôtel où se tenait la conférence, des travailleurs indiens ont accusé Jean Charest de faire preuve d'incohérence en érigeant le Québec comme modèle de développement durable. Un dirigeant du syndicat Building and Wood Workers International, qui regroupe deux millions de travailleurs, a fait valoir que la nocivité de l'amiante, utilisée en construction, était loin d'en faire un produit qui contribuait au développement durable. »


« Après son discours devant les délégués, M. Charest a écarté toute contradiction et affirmé que le Québec avait assumé « toutes ses responsabilités”. C'est au gouvernement indien de protéger ses travailleurs, a-t-il martelé. »

« La centrale syndicale, qui représente 200 000 travailleurs, estime que près de 25 % des travailleurs indiens exposés à la poussière d'amiante développent des maladies pulmonaires, comme l'amiantose ou le mésothéliome. Le syndicat avait aussi indiqué que 94 % des emplois, en Inde, sont des « petits boulots» où il est difficile de faire respecter des normes. »

Source Radio-Canada

Dans ce voyage monsieur Charest était accompagné par un ancien dirigeant syndical de la FTQ Clément Godbout(photo ci-contre), président de l'Institut du chrysotile.

Dans une lettre envoyée au premier ministre Stephen Harper, les spécialistes ont demandé que soit interrompu le financement de l'Institut du chrysotile, affirmant qu'il s'agit d'un «gaspillage de fonds publics» qui entache la réputation scientifique et morale du gouvernement ainsi que de la population canadienne et qui «expose des innocents» aux dangers de l'amiante pour leur santé.

L'amiante chrysotile canadien est à 95 pour cent exporté dans les pays en voie de développement, qui s'en servent dans la construction en le mélangeant avec du ciment, une pratique interdite ailleurs dans le monde. Or, indiquent les signataires, l'Institut prétend à tort que l'amiante chrysotile disparaît une fois mélangé au ciment, niant les données d'institutions scientifiques internationales et exposant les citoyens de ces pays à un carcinogène mortel.

Source La Tribune


Amiante: les travailleurs indiens critiquent Charest

«Le Québec n'utilise pas l'amiante dans leur propre cour, mais l'envoient à des pays comme nous» dénonce Srivastava. Pour son collègue Gopal Krishna, M. Charest et les autres politiciens réunis à Delhi pour un sommet sur le développement durable font bien peu de cas de la santé humaine quand ils permettent le commerce de l'amiante. «Si c'est dangereux pour les Canadiens, pour les Européens, pour les Japonais, c'est aussi dangereux pour les Indiens» lance-t-il.

«Disons le clairement, l'amiante n'est pas «verte», l'amiante a ses sceptiques comme le réchauffement climatique a ses sceptiques. Avant de nous traiter de talibans, il faut que M. Charest comprenne que d'accroitre l'exposition à l'amiante, c'est du terrorisme environnemental» de lancer M. Krishna.

«C'est un cas clair de violation des droits fondamentaux, c'est barbare, cela entache la réputation du Québec et du Canada» de lancer M. Krishna, après une manifestation d'environ 200 personnes au centre de la capitale indienne.

«C'est choquant. L'erreur du Québec a été démontrée maintes fois. Le Québec décontamine ses édifices qui ont de l'amiante tout en disant que ce n'est pas dangereux. Ce que dit M. Charest est fâchant pour les Indiens» dira M. Krishna.

Source La Presse

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