Voici un article fort intéressant de Julie Lévesque,journaliste et chercheure au Centre de recherche sur la Mondialisation, qui mérite qu'on s'y arrête. Cet article s’inspire de l’exposition « Drame humain à Gaza » qui se tient jusqu’au 28 février 2010 à Montréal et commémore le premier anniversaire de l’offensive israélienne »Plomb durci » contre Gaza.
Israël-Palestine : une guerre d'images et de mots
La diabolisation des musulmans et du monde arabe en général nourrit l’indifférence envers le sort des Palestiniens, plus particulièrement, des Gazaouis. Cette tendance est de plus en plus présente dans les médias occidentaux, qui répètent consciemment ou non la propagande véhiculée par Israël et les États-Unis. En ce qui a trait au conflit israélo-palestinien, les médias canadiens servent de porte-voix à la propagande israélienne en occultant certains sujets qui permettraient de mieux comprendre le conflit, en employant des termes péjoratifs et en prenant davantage position en faveur d’Israël.
La soi-disant « guerre contre le terrorisme » qui, à mesure qu’elle se radicalise, se transforme en un racisme politiquement correct envers le monde arabe et les musulmans, est devenue un écran de fumée opaque, voué à écarter la cause même du terrorisme : la politique étrangère des États-Unis et leur inflexible soutien à la politique étrangère d’Israël, « la seule démocratie au Moyen-Orient ».
« Israël n’est pas une démocratie. C’est un État profondément raciste et terriblement discriminatoire. En réalité il s’agit d’un État colonialiste qui essaie d’élargir son territoire », estime Daniel Saykaly, de l’organisation des droits de la personne Palestiniens et Juifs Unis (PAJU).
Depuis les attaques du 11 septembre, le non respect des droits humains et civiques, bref de tous les droits, se justifie par le combat contre le terrorisme, ce monstre tentaculaire qui ne connaît aucune frontière, l’ennemi idéal pour quiconque a des visées impérialistes, et contre lequel Israël mènerait depuis sa naissance une lutte apparemment sans fin pour sa survie.
Or, si cette guerre s’attaque à une conséquence, « le terrorisme », elle évite à tout prix de même mentionner sa cause. La politique étrangère étatsunienne est largement responsable du « terrorisme » au Moyen-Orient sur plusieurs plans. D’abord par la création et/ou le financement de mouvements terroristes ou radicaux, ensuite par ses interventions militaires illégales menant à des insurrections – que l’on pourrait qualifier de « légitime défense », mais que l’on appelle « terrorisme », dans le but très peu subtil de discréditer « l’ennemi » dès le départ – et finalement par son soutien indéfectible à Israël.
De la même manière, la politique étrangère israélienne, qui fait fi du droit international et des résolutions de l’ONU depuis déjà plus de 60 ans (33 résolutions non respectées au total), suscite énormément de colère chez ses voisins, principalement chez les Palestiniens. Doit-on s’attendre à ce qu’il n’y ait aucune résistance parmi les opprimés? Si le pays veut vraiment en finir avec le terrorisme, il devrait d’abord respecter le droit international et les résolutions de l’ONU. Mais Israël veut-il vraiment mettre un terme au terrorisme ?
Le Hamas et le rôle historique d'Israël
La suite de l'article se retrouve sur Mondialisation.ca ...et sur le site de International Solidarity Movement.fr
Israël-Palestine : une guerre d'images et de mots
« Israël n’est pas une démocratie. C’est un État profondément raciste et terriblement discriminatoire. En réalité il s’agit d’un État colonialiste qui essaie d’élargir son territoire », estime Daniel Saykaly, de l’organisation des droits de la personne Palestiniens et Juifs Unis (PAJU).
Depuis les attaques du 11 septembre, le non respect des droits humains et civiques, bref de tous les droits, se justifie par le combat contre le terrorisme, ce monstre tentaculaire qui ne connaît aucune frontière, l’ennemi idéal pour quiconque a des visées impérialistes, et contre lequel Israël mènerait depuis sa naissance une lutte apparemment sans fin pour sa survie.
Or, si cette guerre s’attaque à une conséquence, « le terrorisme », elle évite à tout prix de même mentionner sa cause. La politique étrangère étatsunienne est largement responsable du « terrorisme » au Moyen-Orient sur plusieurs plans. D’abord par la création et/ou le financement de mouvements terroristes ou radicaux, ensuite par ses interventions militaires illégales menant à des insurrections – que l’on pourrait qualifier de « légitime défense », mais que l’on appelle « terrorisme », dans le but très peu subtil de discréditer « l’ennemi » dès le départ – et finalement par son soutien indéfectible à Israël.De la même manière, la politique étrangère israélienne, qui fait fi du droit international et des résolutions de l’ONU depuis déjà plus de 60 ans (33 résolutions non respectées au total), suscite énormément de colère chez ses voisins, principalement chez les Palestiniens. Doit-on s’attendre à ce qu’il n’y ait aucune résistance parmi les opprimés? Si le pays veut vraiment en finir avec le terrorisme, il devrait d’abord respecter le droit international et les résolutions de l’ONU. Mais Israël veut-il vraiment mettre un terme au terrorisme ?
Le Hamas et le rôle historique d'Israël
La suite de l'article se retrouve sur Mondialisation.ca ...et sur le site de International Solidarity Movement.fr
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