Par Laurent Bazin
Pendant que le débat français sur l’« identité nationale » dégénère, le président de la République se réjouit : « A deux mois des régionales, c’est un os qu’on donne à ronger aux médias et à l’opposition », déclarait-il fin décembre, selon « Le Canard enchaîné ». « On ne parle plus du reste, de la situation économique et sociale, du chômage et de la crise. » Pourtant, c’est aussi sur ce terreau que prospère cette nouvelle idéologie d’Etat, comme l’indiquent deux expériences étrangères.
Qu’y a-t-il de commun entre la Côte d’Ivoire et l’Ouzbékistan ? Ces deux pays, comme bien d’autres depuis les années 1990, ont basculé dans l’ère de l’« identité nationale » . Ils apparaissent comme des cas d’école pour comprendre et observer des processus qui se généralisent dans le monde entier, à la même période. Et permettent de saisir la différence entre les nationalismes des années 1950-1960, notamment issus de la décolonisation, et ceux qui prennent le relais dans les années 1990, souvent fondés sur la réinvention d’identités autochtones.
La suite Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique
Pendant que le débat français sur l’« identité nationale » dégénère, le président de la République se réjouit : « A deux mois des régionales, c’est un os qu’on donne à ronger aux médias et à l’opposition », déclarait-il fin décembre, selon « Le Canard enchaîné ». « On ne parle plus du reste, de la situation économique et sociale, du chômage et de la crise. » Pourtant, c’est aussi sur ce terreau que prospère cette nouvelle idéologie d’Etat, comme l’indiquent deux expériences étrangères.Qu’y a-t-il de commun entre la Côte d’Ivoire et l’Ouzbékistan ? Ces deux pays, comme bien d’autres depuis les années 1990, ont basculé dans l’ère de l’« identité nationale » . Ils apparaissent comme des cas d’école pour comprendre et observer des processus qui se généralisent dans le monde entier, à la même période. Et permettent de saisir la différence entre les nationalismes des années 1950-1960, notamment issus de la décolonisation, et ceux qui prennent le relais dans les années 1990, souvent fondés sur la réinvention d’identités autochtones.
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