Un choix de l'administration Obama ?
Que faire des terroristes si on ne peut plus les torturer discrètement: les garder dans des prisons secrètes ou les parquer indéfiniment à Guantánamo? Tout simplement, les tuer. L'administration Obama en est arrivée là: elle préfère le plus souvent assassiner les suspects de terrorisme plutôt que de les capturer vivants. Une pratique que dénoncent plusieurs médias américains, dont le Washington Post et le magazine Foreign Policy, citant des responsables généralement anonymes des services secrets. Source Le Devoir Ce choix, de tuer plutôt que de prendre le risque de faire des prisonniers, a été fait de nombreuses fois ces derniers mois, souligne le Post: “Le résultat se solde par des douzaines de morts ciblés et aucune indication que des détenus de valeur aient été capturés”.
Par rapport à l’administration Bush, l’équipe Obama a plus souvent autorisé ces raids mortels, pour au moins deux raisons, poursuit le Post: éviter les risques d’incidents, y compris diplomatiques, en tentant des captures à l’étranger, et s’épargner aussi le casse-tête de savoir où mettre les prisonniers. Barack Obama a promis de fermer le camp de Guantanamo et ne sait déjà que faire des 190 détenus qui y restent. Toutes les autres prisons clandestines de la CIA ont été fermées, affirme le Post. En Irak, les suspects arrêtés par l’armée américaine doivent être remis aux autorités locales. En Afghanistan, la prison américaine de Bagram doit passer d’ici la fin de l’année sous l’autorité du gouvernement de Kaboul. Sous l’administration Bush, “il y avait déjà un penchant à “juste abattre le bâtard”, rapporte un agent des services américains cité anonymement par le Post. Mais maintenant il y a une inclination encore plus grande à agir de la sorte”. Le souci des droits de l’homme, qui pousse l’administration Obama à fermer Guantanamo, aurait donc pour conséquence… davantage de tirs à vue.Source Great America The Washington Blog.libération.fr
Obama tue: la réponse de HRW
Tom Malinowski, expert des questions de droit chez Human Rights Watch juge “intéressantes mais pas correctes” les accusations portées hier par le Washington Post et reprises ici. “Nous n’avons pas connaissance d’un seul cas de suspect de “grande valeur” tué par l’administration Obama alors qu’il aurait plutôt été capturé sous l’administration Bush, explique cet expert, ancien conseiller du président Clinton. L’administration Obama fait exactement ce que faisait l’administration Bush: lorsqu’elle localise des suspects dans des zones de non-droit comme en Somalie ou dans les zones tribales pakistanaises, elle ordonne des frappes aériennes. Source Great América
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