jeudi 18 février 2010

Hells Angels et délateur.

Avec le méga procès des Hells Angels qui devrait commencer au Québec au printemps, voici un texte intéressant sur la délation qui mérite que l'on s'y arrête.

La délation peut-elle être civique ? (Extrait)

Acceptée et même encouragée lorsqu'elle est un moyen efficace de protéger les victimes, la dénonciation s'avère détestable dans d'autres situations. Mais les frontières ne sont pas toujours très claires. Quels critères moraux retenir ? Quand s'agit-il d'une affaire de conscience individuelle, quand cela relève-t-il de la collectivité ? S'il s'agit d'un enfant martyr, victime de mauvais traitements ou d'abus sexuels, chacun comprend bien que la dénonciation peut être juste et nécessaire. Alors que la délation est coupable par définition, comme le confirme le Petit Larousse : « Dénonciation intéressée et méprisable ». Nos réticences face à la délation sont également le reflet de notre relation avec le pouvoir. Lorsqu'un journal révèle un scandale, personne ne juge cette dénonciation publique moralement condamnable. Elle est pourtant intéressée pour le « scoop » et l'augmentation du tirage du journal. Si le même journaliste, avec la même information, avait alerté les autorités, il en irait tout autrement.


La délation peut-elle être civique ? (Extrait)

Un philosophe et un homme de loi confrontent leurs points de vue.

Les termes péjoratifs abondent dans la langue française pour stigmatiser celui qui dénonce : mouchard, cafteur, balance, corbeau… Bref, on abhorre la délation !

André Comte-Sponville : La délation est coupable par définition, comme le confirme le Petit Larousse : « Dénonciation intéressée et méprisable ». Dénoncer est, en revanche, un terme neutre. La délation est une faute, car elle n'est pas fondée sur l'amour de la justice, sur la volonté de protéger les victimes ou les faibles, mais sur l'intérêt personnel.

Certes, la délation, même intéressée ou haineuse, peut parfois servir la justice. Elle en est plus utile ; elle n'en est pas moins méprisable.
La suite du texte sur le site La Cause du peuple

Source La Cause du Peuple



Il s'agit de la nouvelle campagne du Los Angeles Police Department (LAPD) "Iwatch" littéralement "Je surveille"

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