.jpg)
Victime: définition.
1- Personne ou groupe qui subit un préjudice par la faute de qqn ou par sa propre faute.
2- Personne tuée ou blessée dans une guerre, une catastrophe, un accident, lors d’une épidémie
3- Être vivant offert en sacrifice à une divinité. Immoler, égorger une victime sur un autel.
Gaza ou Irak: Uranium appauvri et ses conséquences

Pendant que nos médias consacrent leur temps d'antenne sur les problèmes internes de l'Iran, on oublie de parler du coup d'État au Honduras et plus particulièrement de Gaza, victime de bombardement intense, laissant sa population se « démerder » seul, avec ses problèmes. Les bombardements intensifs d'Israël sur cette étroite bande risquent d’affecter une grande partie de sa population. Israël ayant utilisé des armes au phosphore blanc ainsi que de l'uranium appauvri, qu’arrivera-t-il aux Gazaouis?
Si on se fie aux informations provenant de rapport sur l'Irak, les risques pour la population de Gaza sont énormes. Le blocus imposé à cette population risque en effet d’empirer une situation qui est déjà inacceptable.
Un article dont je publie quelques extraits ne devrait pas nous faire oublier que la population palestinienne a toujours besoin de notre soutien, Victime qu'elle est, de l'indifférence de nos médias.
Les habitants de Gaza subiront-ils le même sort que les habitants de Bassora ?de Peter Eyre - Palestine Telegraph
Extrait

L’histoire de l’uranium est tellement horrible qu’il est extrêmement difficile à qui que ce soit de l’affronter... Nous avons vu et entendu tant de tristes histoires de victimes d’armes à base d’uranium, dans tant de théâtres d’opérations — guerre des Balkans, Koweït, Irak, Afghanistan, Liban, Gaza, et à présent peut-être le Pakistan.
Mais est-ce que nous comprenons réellement les conséquences de ces armes maléfiques qui sont fabriquées aux États-Unis et utilisées par toutes les forces de l’OTAN et d’Israël?

Il faut bien comprendre que sur tous les théâtres d’opérations cités plus haut, la contamination à l’uranium a affecté non seulement leurs propres forces militaires OTAN/IDF, mais aussi les civils innocents dans les zones respectivement ciblées et les régions avoisinantes (y compris Israël lui-même). C’est la nature indiscriminée de ces armes et le fait que leur contamination associée a la propriété de franchir de grandes distances, qui permettent de les classer dans la catégorie des actes les plus abominables contre l’humanité.

Les terribles conséquences de l’uranium appauvri ont été mises à la disposition des médias par un certain Dr Leonard Dietz qui avait travaillé pour le Knolls Atomic Power Laboratory pendant 28 années.
Après la Guerre du Golfe en 1991, le Dr Dietz a fourni au Congrès l’aide de la physique concernant des particules d’uranium en suspension provenant de munitions à l’uranium appauvri, ainsi qu’à des écologistes et à des chercheurs qui étudiaient la dispersion et les risques sanitaires de ces particules radioactives. Il a produit un rapport extrêmement intéressant intitulé : « Contamination de Vétérans de la guerre du Golfe et d’autres par l’UA ».
Dans son résumé il déclarait : « Nous développons une information générale sur l’uranium appauvri (UA) pour décrire un modèle physique sur la manière dont un grand nombre de combattants non protégés de la Guerre du Golfe sur les champs de bataille du Koweït et de l’Iraq ont facilement pu absorber de dangereuses quantités d’UA dans leur corps ». Il en donne l’analyse suivante : « Les radiations alpha, bêta et gamma produisent les mêmes effets biologiques sur les cellules et les organes, et beaucoup des dommages de ces radiations sur les tissus corporels peuvent s’accumuler pendant le temps de l’exposition. C’est pourquoi il semble raisonnable que non seulement l’irradiation permanente des tissus corporels par des particules alpha de l’U-238, mais aussi les particules d’énergie bêta et les rayons gamma de ses descendants de désintégration Th-234 et Pa-234, doit être pris en considération dans l’évaluation des risques potentiels de cancer et de dommages génétiques ».
Il a été très critique des rapports de l’armée étatsunienne en ajoutant : « Le taux de retombées de poussières aérosol d’UA en suspension est virtuellement illimité. Ces microparticules peuvent être facilement inhalées et ingérées et c’est ce qui les rend dangereuses pour la santé humaine. L’évaluation environnementale de sites qui traitent de l’UA ou testent des munitions de tir à l’UA minimise l’importance potentielle des retombées lointaines de particules d’UA ». Par exemple, une de ces études de l’impact environnemental réalisées en 1992 par le Laboratoire de Recherche Balistique de l’armée US déclarait : « En raison de la masse et de la densité de la particule d’UA, elle ne voyage que sur de courtes distances quand elle est en suspension. Ces deux facteurs seuls excluent la libération hors site d’UA ». Le Dr Dietz est en désaccord avec cette allégation et il poursuit : « Cela ne vaut pas pour des particules de la taille du micromètre du métal uranium ou de ses oxydes. En fait, le transport de particules aérosol d’UA en suspension était bien connu longtemps avant que ne soit écrite l’étude sur l’impact environnemental par le Laboratoire de Recherche balistique de l’armée US, puisqu’en 1976 il avait été mesuré jusqu’à une distance de 8 km. Ce qui n’a peut-être pas été apprécié à sa juste mesure c’est que les particules aérosol d’UA en suspension pourraient être transportées par l’action du vent sur des distances bien plus grandes ».
Le Dr Dietz concluait son rapport en affirmant : « L’armée des États-Unis et l’administration des anciens combattants ont fait preuve de mauvaise volonté à investiguer les problèmes de santé associés à la toxicité et à la radioactivité de particules d’UA aérosol inhalées et digérées pour être absorbées par le corps. Toutes deux ont refusé de tester la présence d’UA dans l’organisme d’un grand nombre d’anciens combattants ».

Il est particulièrement troublant de constater le taux élevé d’anomalies à la naissance dans les familles d’anciens combattants de la Guerre du Golfe. Laura Flanders rapporte par exemple que l’administration des anciens combattants a mené une étude sur 251 familles de vétérans de la Guerre du Golfe dans tout l’état du Mississippi. 67 % de leurs enfants conçus et nés depuis la guerre ont des maladies jugées graves ou ont des yeux manquants, des oreilles manquantes, des infections du sang, des problèmes respiratoires et des doigts fusionnés. Flanders poursuit en disant que les anomalies de naissance correspondent aux effets des radiations UA.
Avant de parler de la contamination de Gaza, il nous faut revenir à l’expérience irakienne pour évaluer correctement les problèmes en amont, pas seulement à Gaza, mais aussi au Liban.

Tout d’abord les données sur l’Irak, d’après le rapport détaillé du Dr Souad N. Al-Azzawi, Professeure associée à l’Université Mamoun des Sciences et Technologies (Bagdad), intitulé : « Contamination radioactive par l’uranium appauvri en Irak », commence par cette affirmation forte : « Les armes à l’uranium appauvri (UA) ont été utilisées en Irak pour la première fois dans l’histoire des guerres récentes. L’ampleur des complications et des dommages liés à l’usage de ces armes radioactives et toxiques sur l’environnement et la population humaine résulte essentiellement de la dissimulation, du déni et des informations trompeuses diffusées par le Pentagone sur les quantités, les caractéristiques et les zones d’Irak où ces armes ont été utilisées ».
Le Dr Al-Azzawi a déclaré que la révélation d’informations concernant ce qu’on appelle le Syndrome de la Guerre du Golfe parmi les anciens combattants étatsuniens a aidé les chercheurs irakiens et les docteurs en médecine à comprendre la nature de l’effet de ces armes.
L’usage ininterrompu d’UA après la
Guerre du Golfe dans d’autres territoires irakiens via les zones de non-survol interdites à l’aviation irakienne, et la vaste attaque de missiles de croisière UA en 1998, tout cela a contribué à rendre le problème de plus en plus complexe....

Au cours de l’année 2003, les opérations militaires menées en Irak par les forces d’invasion ont encore utilisé de l’UA dans des zones densément peuplées comme Bagdad, Samawa et d’autres provinces. Il est juste de conclure que depuis 1991 l’environnement de l’Irak et sa population ont été exposés continuellement aux armes UA ou à ses rémanents contaminants. Par conséquent, des millions d’Irakiens ont reçu des doses de radioactivité plus élevées que les niveaux de référence. Depuis 1995, une multiplication des affections liées à l’exposition à des radiations de faible intensité (RFI) a donc été enregistrée. Augmentation des leucémies infantiles, malformations congénitales, cancers du sein, etc.
Ce document vital a révélé des faits intéressants : le changement des taux d’incidence de la leucémie infantile durant ces dernières années, et son association à des zones contaminées géographiquement réparties, présentent de fortes preuves de la corrélation entre l’exposition RFI et les dommages sanitaires qui en résultent.

Avec les sanctions globales imposées à l’Irak, les USA et leurs alliés ont délibérément utilisé des armes radioactives et toxiques pour épuiser la force et la population de l’Irak afin de préparer l’invasion de 2003. Des centaines de tonnes dépensées en UA ont également été utilisées pendant l’invasion de l’Irak, ceci afin de renforcer l’impact de la contamination radioactive. En outre, les forces d’occupation ont interdit toute espèce de programmes d’exploration ou recherche liés à l’UA. Elles ont également dissimulé et nié tous effets sanitaires dommageables liés à l’UA, et ont refusé de fournir l’information concernant les quantités, types et localisations de ces armes en Irak. Par conséquent, des milliers d’enfants irakiens et leurs familles souffrent de diverses affections liées à des RFI telles que malformations congénitales, tumeurs malignes, affections cardiaques congénitales, aberrations chromosomiques et malformations multiples. Les femmes dans les zones contaminées souffrent de taux élevés de fausses-couches et de stérilité.
Les forces d’occupation américaines et britanniques sont entièrement responsables des points suivants :
1. l’interdiction de toute fourniture de statistiques liées à des victimes civiles après l’occupation.
2. Le refus de nettoyer les zones contaminées.
3. Le refus opposé par les forces d’occupation US aux agences internationales et aux chercheurs irakiens du droit de mener des programmes d’exploration exhaustifs liés à l’UA en vue de prévenir d’autres dommages est la meilleure preuve que ces forces dissimulent leurs preuves certainement concluantes sur les impacts sanitaires nocifs de l’UA.

Tous ces actes sont des crimes contre l’humanité parce que ces armes causent des nuisances et des souffrances indifférenciées aux civils dans toutes les zones contaminées. Les effets sanitaires vont de la fatigue et de la douleur musculaire aux troubles génétiques, aberrations chromosomiques, et tumeurs malignes. L’existence d’UA dans l’environnement maintiendra une exposition permanente aux effets à la fois toxiques et radioactifs, qui représentent des agressions systématiques continuelles contre les civils dans un conflit armé (article 4 des règlements officiels et article 7 de la CPI).
Outre les souffrances humaines considérables, il faut ajouter la zone de contamination résultant de l’agression notamment :
1 718 km de sols contaminés par des oxydes et des particules UA,
140 000 m de sédiments des voies d’eau,
845 100 tonnes de couverts végétaux.
Nous nous sentons obligés de faire savoir au monde que certaines de ces recherches coûtent la vie à leurs auteurs. Le Dr Alim Abdul Hamid Yacoub, tué avec son fils quand son véhicule fut éjecté de l’autoroute alors qu’il retournait dans sa ville de Bassora, après qu’il eut été attaqué à deux reprises à son domicile par des milices pro-occupation deux semaines avant sa mort. Elles ont coûté leur liberté à d’autres chercheurs, comme le Dr Huda Ammash, qui fut accusé d’être « Lady Anthrax » et emprisonné sans vraie inculpation pendant trois ans. L’assassinat de 250 scientifiques irakiens après l’invasion de l’Irak par des milices d’occupation est le meilleur moyen de faire cesser tout type de recherche en Irak occupé, y compris la recherche sur l’UA.
Conclusion :
1. les USA et le RU ont utilisé en permanence des armes à l’UA contre la population et l’environnement en Irak de 1991 à maintenant;
2. les forces d’occupation en Irak ont intentionnellement dénié et dissimulé les types, localisations et quantités d’armes utilisées, pour empêcher que soient prises des mesures qui pourraient réduire les dommages sanitaires résultant à l’exposition à des RFI;
3. les forces d’occupation ont interdit au PNUE, à l’OMS et à d’autres agences internationales de mener tout programme exploratoire pour évaluer les risques sanitaires infligés au peuple d’Irak par ces contaminants radioactifs;
(Souvenez vous de Tchernobyl)

4. l’interdiction de toute statistique sur les victimes par le ministère de la Santé en Irak juste après l’occupation participe du crime qui a été commis en permanence contre l’Irak et les Irakiens;
5. des programmes d’exploration et des mesures de sites prouvent sans aucun doute possible que l’existence de contamination radioactive liée à l’UA sur la majorité du territoire irakien (à l’exception de la zone nord du Kurdistan);
6. les études épidémiologiques publiées à Bassora présentent une corrélation nette entre expositions à des RFI liées à l’UA et la multiplication de tumeurs malignes, de malformations congénitales et de malformations multiples dans les zones détectées contaminées UA;
7. d’autres études pathologiques et hématologiques indiquent l’existence d’aberrations chromosomiques et ADN et d’anormalités chez les anciens combattants de la Guerre du Golfe de 1991; d’autres études ont démontré leurs effets réduisant les activités du système immunitaire humain chez les individus exposés;
8. les mesures de sites par des chercheurs irakiens en 2000 ont révélé le fait que la province de Muthana et la ville de Samawa étaient contaminées depuis 1991; ce fait a été établi par les troupes néerlandaises en 2003, ensuite les Gardes nationales étatsuniennes qui servirent dans cette zone après l’invasion et eurent confirmation par le Dr Drakovic de l’exposition à une contamination UA après leur retour à la maison;

9. l’usage continu intentionnel d’UA contre le peuple et l’environnement de l’Irak est un crime contre l’humanité en raison de ses impacts sanitaires indistinctement nocifs sur les civils longtemps après les opérations militaires; la contamination UA existante dans l’environnement immédiat est une source permanente d’exposition à des RFI pour les civils, qui peut être considérée comme des attaques systématiques sur des civils dans un conflit armé. Article 4 des règlements officiels et l’article 7 de la CPI.
Nous, membres de la communauté internationale, nous soucions-nous de la contamination à Gaza et du fait que ces lieux devraient être sécurisés et fermés au public (en particulier aux enfants) ?
Qui va décontaminer Gaza?