mardi 24 novembre 2009

Visite à Montréal de la députée afghane Malalai Joya

Rencontre avec une femme qui n'a pas froid aux yeux.
De Michel Ouimet

Malalai Joya n'a pas changé. Minuscule - elle mesure à peine cinq pieds -, yeux de braise, longs cheveux noirs. Sous son apparence délicate se cache une femme au caractère trempé comme l'acier. Elle n'a peur de rien. Elle tient tête aux redoutables seigneurs de la guerre qu'elle traite de criminels. Elle crache son mépris pour ces hommes qui ont mis son pays, l'Afghanistan, à feu et à sang et qui, aujourd'hui, se pavanent à côté du président Hamid Karzaï avec la bénédiction des Occidentaux et du Canada.

Elle répète ses accusations sur toutes les tribunes, même si les seigneurs de la guerre et de la drogue essaient de l'assassiner. Elle a échappé à cinq tentatives de meurtre. Et elle n'a que 31 ans.

Je l'ai rencontrée, hier, à Montréal dans un hôtel discret du centre-ville. Ce soir, elle donne une conférence à l'UQAM. Elle va dénoncer la présence de «l'armée d'occupation» et demander le retrait immédiat des soldats étrangers, incluant les canadiens. Elle en profitera aussi pour parler de son livre, A Woman Among Warlords*.

Un livre coup-de-poing qui commence par cette phrase: «Je viens d'un pays marqué par la tragédie, l'Afghanistan.» Un livre qui dénonce et dérange. Un livre écrit sans fioritures où un chat est un chat, un seigneur de la guerre un criminel et Hamid Karzaï et les Occidentaux, des complices de ces criminels.

Elle y décrit aussi sa naissance dans la province reculée de Farah, l'exil de sa famille qui a fui l'occupation soviétique, son errance dans des camps de réfugiés en Iran et au Pakistan, son retour en Afghanistan sous les talibans, son élection au Parlement en 2005, suivie, 18 mois plus tard, par son expulsion. À travers son histoire, c'est la souffrance de son peuple qui est douloureusement étalée page après page. Un livre crève-coeur.

Malalai Joya parle toujours aussi vite et avec le même accent anglais à couper au couteau. Elle enchaîne les phrases qu'elle mitraille avec brutalité et intensité, d'une voix éraillée par la fatigue. Elle oublie de tremper ses lèvres dans son thé, qui refroidit sur la table de sa chambre d'hôtel.

Sa vie est infernale. Elle ne se déplace jamais sans ses gardes du corps et elle change de maison plusieurs fois par semaine. Je l'ai interviewée en 2007 à Kaboul. J'ai fait le tour de la ville en auto pendant une heure avec mon traducteur qui avait son cellulaire collé sur son oreille. Le lieu du rendez-vous changeait constamment. Nous avons finalement atterri dans une maison solidement gardée par des hommes armés.

Malalai Joya parlait aussi vite, sans reprendre son souffle et sans toucher à son thé trop sucré. Elle venait d'être expulsée du Parlement par les seigneurs de la guerre. Elle les avait accusés d'être des criminels, d'avoir saccagé Kaboul pendant la guerre civile qui s'est déroulée de 1992 à 1996 et où 65 000 civils ont été massacrés, de tremper dans le commerce de la drogue et d'être corrompus. Ils l'ont traitée de putain et ont menacé de la violer en lui jetant des bouteilles d'eau au visage. Les députés venaient d'adopter une loi qui les mettait à l'abri des poursuites des tribunaux pour crimes de guerre commis au cours des 30 dernières années.

Malalai Joya était scandalisée. Au cours d'une entrevue à la télévision afghane, elle a dit que le Parlement était un zoo, une étable. «Pire qu'un zoo, a-t-elle ajouté, car au moins les vaches sont utiles et donnent du lait, les ânes transportent des poids et les chiens sont fidèles. Les parlementaires sont des dragons.»

Ses accusations sont sérieuses et solidement documentées. «Pendant la guerre civile, dit-elle, les hommes de Dostom, Sayyaf et Fahim ont pillé Kaboul et violé des femmes. Près de 90% de la ville a été détruite. Aujourd'hui, ils sont avec Karzaï. Ismaël Khan aussi a participé aux exactions. Il a été promu ministre responsable de l'eau et de l'électricité. Et le frère de Karzaï? Il trempe dans le commerce de la drogue à Kandahar.»


Le principal adversaire de Karzaï aux élections présidentielles, Abdullah Abdullah, n'est guère mieux. «Lui aussi a du sang sur les mains», tranche-t-elle.

Elle dénonce la corruption qui est alimentée par les milliards de la communauté internationale et qui transite par des ONG. Les warlords, les druglords, les ONGlords, la sainte trinité de la corruption.

En janvier 2007, Karzaï a nommé Izzatullah Wasifi à la tête d'un comité de lutte contre la corruption. Le problème, c'est que Wasifi est un trafiquant de drogue qui a passé quatre ans dans une prison américaine parce qu'il vendait de l'héroïne. Et qu'ont dit les Occidentaux? Rien.

Ce que Malalai Joya dénonce est connu, archiconnu. C'est le plus grand secret de Polichinelle de l'Afghanistan. Le premier ministre Stephen Harper le sait, son ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, aussi. Même chose pour le président Obama et tous les dirigeants des pays occidentaux engagés en Afghanistan.

Mais tout le monde ferme les yeux. Tous, sauf Malalai Joya et quelques Afghans courageux qui osent parler haut et fort.

Malalai Joya dérange. Ce n'est pas pour rien que les seigneurs de la guerre essaient de la liquider. Si, un jour, ils réussissent, le Canada et les Occidentaux auront sa mort sur la conscience.

* A Woman Among Warlords. The Extraordinary Story of an Afghan Who Dared to Raise Her Voice, 2009.


Source La Presse



LE CANADA SOUTIENT-IL LES SEIGNEURS DE GUERRE ?

Voir le discours de Malalai Joya prononcé en 2006 paru sur le site Grand Soir

lundi 23 novembre 2009

Visite de Mahmoud Ahmadinejad au Brésil

Le Brésil, entretient des liens étroits avec les États-Unis, Israël et d'autres pays qui tentent de faire cesser le programme nucléaire iranien. M. Ahmadinejad cherche un allié dans le bras de fer qu'il mène avec les Occidentaux au sujet de la question nucléaire, d'autant que le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a défendu le droit de l'Iran à développer l'énergie nucléaire.

Dimanche, Mahmoud Ahmadinejad a précisé que les deux pays allaient évoquer la coopération en matière nucléaire.

« Nous pouvons développer des partenariats pour construire des usines nucléaires, nos deux pays ont besoin de l'énergie nucléaire pour produire de l'électricité. Et le Brésil et l'Iran ont le droit de bénéficier de la technologie nucléaire » a-t-il déclaré lors d'une interview à la télévision Globo TV News. ( voir entrevue)

Le président iranien est accompagné par une délégation de 300 personnes. Les deux présidents doivent signer plusieurs contrats.

Depuis son arrivée au pouvoir, Mahmoud Ahmadinejad n'a cessé de cultiver ses relations avec les dirigeants latino-américains de gauche, dont le Vénézuélien Hugo Chavez. Juste avant de quitter Téhéran, il a déclaré que les pays qu'il visitera avaient la « capacité de mettre en place un nouvel ordre mondial ».

Sa tournée inquiète les impérialistes, en particulier les États-Unis et Israël, qui craignent que Caracas ou La Paz ne fournisse de l'uranium à la République islamiste pour son programme nucléaire.

Source Radio Canada

B'Tselem chifre les victimes du conflit en Palestine

Selon l'organisation israélienne des droits de l'Homme B'Tselem,, l'année 2009 a été la plus sanglante, se soldant par la mort de 1.033 Palestiniens, dont 315 mineurs, presque tous tués lors de l'offensive "Plomb durci" (27 décembre 2008 - 18 janvier 2009).

En tout, B'Tselem évalue à 1.387 (dont 320 mineurs et 111 femmes) le nombre de Palestiniens tués durant ces trois semaines.

Par ailleurs, selon l'ONG, 335 Palestiniens sont actuellement en détention administrative sans procès par arrêt du commandement militaire israélien (contre 1.794 en 1989).

Au cours des vingt dernières années, les autorités israéliennes ont procédé à la démolition -au motif qu'elles étaient construites sans permis ou dans le cadre de mesures punitives infligées à des familles d'auteurs d'attentats- de 4.300 maisons palestiniennes en Cisjordanie, en particulier à Jérusalem-est annexée, ainsi que dans la bande de Gaza jusqu'à son évacuation par Israël en 2005, ajoute B'Tselem.

En outre, B'Tselem estime que 6.240 maisons ont été détruites lors d'opérations militaires dans la bande de Gaza (3.540 lors de l'offensive "Plomb durci").

En 20 ans, le nombre d'Israéliens vivant dans des implantations en Cisjordanie ou dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-est a triplé pour atteindre 500.000, selon des données officielles reprises par l'ONG

Source L'Express.fr

dimanche 22 novembre 2009

Amérique Latine mobilisation de la droite

La droite se manifeste au Nicaragua, au Brésil, au Honduras et en Colombie.

Au Nicaragua, des milliers de Nicaraguayens ont manifesté samedi à Managua à l'appel de l'opposition, soutenu par la puissante Église catholique, le patronat et des organisations de la société civile, réclament entre autres la destitution des magistrats de ce conseil, jugés en majorité proches du gouvernement Ortega, afin de garantir la transparence de la prochaine élection présidentielle prévue en 2011. ( On parle de 50 000 personnes )

Les partisans du chef de l'État, Daniel Ortega, ont décalé leur propre rassemblement pour éviter des heurts.... ( On parle de 300 000 personnes )
Source La Presse

Au Brésil, les manifestants, tout vêtus de blanc et appartenant à des associations juives, des associations antiracistes, des associations de défense des droits des homosexuels, des groupes évangéliques, des adeptes de cultes afro-brésiliens et des associations écologiques, scandaient le slogan : « Brésil : c'est quoi cet invité? » ( à peine 1000 personnes)

« Le Brésil c'est la diversité, la paix, la tolérance et la convivialité entre les peuples. La venue de Ahmadinejad symbolise le contraire de ce qu'est le Brésil, » a déclaré à l'AFP Erlix Esteves, 40 ans, membre d'un groupe pro israélien.
Source La Presse

Vénézuéla Colombie.
Le Venezuela a fait savoir que ses troupes avaient fait sauter cette semaine deux passerelles « illégales », pour piétons, parce qu'elles étaient utilisées par des trafiquants de drogue et des contrebandiers.

La Colombie s'est élevée contre cet acte, parlant d'une agression, et a annoncé son intention de la dénoncer devant les Nations unies ainsi que devant l'OEA (Organisation des États américains).
Source L'Express.fr et Nouvel Obs.comn

COMMENTAIRE
L'Amérique latine est le nouveau terrain de jeu des impérialistes et la droite se manifeste et se mobilise pour déstabiliser les régimes progressistes mis en place. Comme on peut le constater, les médias se joignent a cette campagne de la droite . Qu'on pense à la déclaration de Obama félicitant Yoani Sanchez qui souhaite la déstabilisation de Cuba, de Clinton qui applaudit à Michelletti pour son retrait temporaire au Honduras... au Brésil les pro-Israelien qui se mobilisent contre la venue du président iranien... On prépare le terrain et les mouvements de la bourgeoisie se mobilisent pour déstabiliser cette région qui revendique une plus grande part d'équité.

Obama félicite Yoani Sanchez

Obama rend hommage aux blogueurs cubains

Le président américain Barack Obama a rendu hommage au « courage » des blogueurs cubains et appelé le gouvernement de Raul Castro à permettre un « accès illimité » à l'internet et à l'information en réponse à un questionnaire publié jeudi sur le plus célèbre blogue cubain. (quoi il est accessible?)

Il a également de nouveau prévenu que l'établissement d'une « relation plus normale » avec le gouvernement cubain « demandait une action » de ce dernier en faveur des droits et libertés, selon ses réponses à un questionnaire qui lui avait été adressé par la blogueuse cubaine Yoani Sanchez, récompensée par de nombreux prix en Europe et aux États-Unis. « Depuis des années, je dis qu'il est temps d'avoir une diplomatie directe sans condition, avec nos amis et nos ennemis. Cela ne m'intéresse toutefois pas de discuter pour seulement discuter », a-t-il écrit selon un texte authentifié par la mission diplomatique américaine à La Havane. (Alors monsieur Obama pourquoi ne pas demander à l'Arabie saoudite la même chose, ça ne vous empêche pas de discuté avec eux et même de faire des échanges commerciaux! Et de discuter avec la Chine! Quelle hypocrisie!)

M. Obama a « exhorté le gouvernement cubain de permettre à son peuple de bénéficier d'un accès illimité à Internet et à l'information ». (Monsieur Obama, vous devriez mettre fin à votre embargo, nous les Canadiens sommes très bien accueillis à Cuba. Quant à l'information, venez au Canada pour voir comment le mensonge et la corruption règnent et comment nous sommes passés maitres de la manipulation de l'information)

Source La Presse

COMMENTAIRE

Je suis d'accords avec monsieur Obama, nous devrions avoir accès à internet, mais je lui ferais remarquer que même au Canada, nous n'avons pas accès à tous les sites et que certains sites sont inaccessibles, car, la technologie, contrôlée par les sociétés de communication, par des pirates et des officines américains, canadiens, Israéliens et autres sabotent des sites en les les paralysant... et même nos blogues sont victimes de parasites qui court-circuitent nos messages... Donc Cuba ou Canada, France ou États-Unis, l'accès illimité à internet est une farce monumentale. Tout bon « hacker » peut saboter cette technologie qui fonctionne dans le plus grand « free for all »

Alors que madame Sanchez continue son travail de blogueuse et de dénigrement de Cuba comme elle le fait si bien dans le merveilleux monde de DISNEY. Et vous, monsieur Obama, assurez-vous de bâtir un système de santé équivalent à Cuba et de faire de votre pays un pays mieux éduqué et scolarisé et cessez de regarder la « paille dans l'oeil du voisin et regarder la poutre qui obstrue votre chemin »

samedi 21 novembre 2009

Torture en Afghanistan, les ministres savaient

Torture en Afghanistan - Le Canada a transféré plus de 220 détenus
de Guillaume Bourgault-Côté et Hélène Buzzetti

L'armée canadienne a transféré un minimum de 220 à 250 détenus aux autorités afghanes en 2006 et 2007, révèle une compilation de données inédite. Ces prisonniers ont, selon le diplomate Richard Colvin, probablement tous été torturés aux mains de leurs geôliers, alors qu'ils étaient pour la plupart innocents.

Le gouvernement conservateur tient secret le nombre de détenus que les Forces canadiennes ont transféré en Afghanistan, pour des raisons dites de «sécurité opérationnelle». Mais Le Devoir a calculé l'ampleur du phénomène en se basant sur les indications contenues dans le témoignage de M. Colvin, présenté mercredi devant le Comité spécial sur la mission canadienne en Afghanistan.

M. Colvin, qui était le numéro deux canadien en Afghanistan en 2006-07, a indiqué que «le Canada avait transféré [en mai 2007] aux autorités locales 6 fois plus de détenus que les Britanniques, qui menaient des opérations militaires semblables aux nôtres, et 20 fois plus que les Hollandais.»

La Grande-Bretagne et les Pays-Bas étaient les principaux alliés de l'OTAN à travailler avec le Canada dans le sud de l'Afghanistan à ce moment. Le nombre de détenus transférés par leur armée respective a été rendu public. Dans une compilation datée de 2007, Amnistie internationale a indiqué que les Forces britanniques avaient fait 127 prisonniers de septembre 2006 à août 2007, dont 42 ont été transférés (les autres ayant été relâchés). Les Forces hollandaises, elles, en avaient capturé 59, dont 11 ont été transférés.

En appliquant les repères fournis par Richard Colvin, on obtient une fourchette de 220 (20 fois 11) à 252 (6 fois 42) prisonniers transférés par le Canada. Le total a évidemment continué d'augmenter depuis. Notons que des 53 Afghans transférés par la Grande-Bretagne et les Pays-Bas à cette époque, seulement 31 sont restés en prison. C'est donc dire que sur un total initial de 186 capturés, seulement 17 % sont sous les verrous.

Secret conservateur

Le Canada avait l'habitude de révéler le nombre de prisonniers faits par ses troupes en Afghanistan, mais cette politique a changé trois mois après l'arrivée au pouvoir des conservateurs de Stephen Harper. Le 28 avril 2006 est la date à laquelle ces renseignements ont été divulgués pour la dernière fois (le Canada avait alors transféré 40 prisonniers depuis 2002). Une semaine avant, quatre militaires canadiens avaient été tués et les conservateurs ont décidé de censurer aussi le rapatriement des dépouilles en interdisant aux médias l'accès à la cérémonie militaire.

Le témoignage de M. Colvin a continué de faire des vagues à la Chambre des communes, hier, l'opposition demandant une commission d'enquête publique pour faire la lumière sur toute la question du transfert des détenus. Comme la veille, le gouvernement conservateur a répondu en attaquant la crédibilité des affirmations du diplomate Colvin, basées selon Ottawa sur des «ouï-dire».

Qui savait quoi?

Une enquête publique permettrait notamment de savoir si les 18 rapports de Richard Colvin ont fait leur chemin jusqu'aux oreilles des ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Entre mai 2006 et le printemps 2007, Richard Colvin a distribué ses rapports à environ 75 destinataires. En avril 2007, une directive émanant du sous-ministre délégué aux Affaires étrangères de l'époque, David Mulroney (actuel ambassadeur en Chine, photo ci-contre), a restreint le nombre de destinataires et a interdit aux fonctionnaires de faire état de la torture dans leurs rapports écrits: le téléphone était à privilégier.

Parmi les autres civils qui étaient au courant des problèmes de torture, toujours selon M. Colvin, on compte Margaret Bloodworth, conseillère du premier ministre pour la sécurité nationale, et Colleen Swords, sous-ministre adjointe aux Affaires étrangères (aujourd'hui aux Affaires indiennes).

Chez les militaires, ses rapports étaient envoyés au lieutenant-général Michel Gauthier, qui devait faire rapport à son supérieur, Rick Hillier. M. Gauthier — qui témoignera la semaine prochaine — a indiqué au réseau Global qu'il peut «affirmer avec confiance» que son personnel «n'avait pas l'habitude d'ignorer les rapports importants provenant du terrain».

«Considérant notre responsabilité potentielle [...], on peut se demander pourquoi quelqu'un de nous aurait volontairement et délibérément ignoré de substantielles preuves qui pourraient ultimement nous impliquer dans un crime de guerre», a-t-il dit. Le général Hillier a répété n'avoir jamais lu de rapport de M. Colvin. Selon lui, le diplomate a «touché une vaste quantité de sujets, pour lesquels je ne suis pas sûr qu'il était qualifié».

Source Le Devoir

Antisionisme n’est pas antisémitisme


« Les définitions sont libres, mais, une fois qu’on les a données, il faut s’y tenir ».

Ceux qui prétendent assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme devraient réfléchir à cette phrase de Pascal. Car qu’est-ce que le sionisme ? Une idéologie, qu’on peut, comme toutes les idéologies, accepter ou combattre.

Que dirions-nous si les tenants du communisme, du gaullisme ou du sarkozysme interdisaient qu’on les critique ?

N’a-t-on pas le droit de penser, contrairement à Theodor Herzl, que les Juifs ne forment pas un peuple, qu’ils peuvent vivre dans les pays auxquels ils appartiennent, qu’ils n’ont donc pas besoin d’un État à eux, et qu’enfin la Palestine n’est pas “une terre sans peuple pour un peuple sans terre” ?

Prétendre. que cette vision du judaïsme relève de l’antisémitisme, c’est d’ailleurs affirmer que la grande majorité des juifs européens, avant-guerre, étaient antisémites. Car les mouvements, sionistes ne représentaient alors qu’une minorité des communautés juives, en premier lieu en Europe de l’Est, dominées par l’orthodoxie, les communistes et le Bund.

Il a fallu le génocide nazi pour imposer l’idée d’État juif comme solution de la “question juive” – sans oublier les centaines de milliers de personnes déplacées qui, ne pouvant ni retourner sur les lieux de leur martyre ni obtenir un visa américain, étaient littéralement poussées vers la Palestine.

Personnellement, en 1942, bien que déjà non-croyant, j’ai fait ma bar-mitsva, connu les persécutions et eu la chance, à la fin, de pouvoir servir le maquis dans les Alpes. Après-guerre, c’est en France que je voulais vivre, pas en Israël, Avec mes camarades du Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR)*[1], je ne croyais pas à l’idée d’un État fondé sur la religion.

A fortiori sur l’ethnie : Schlomo Sand, avec son dernier livre, a montré pourquoi les Juifs ne formaient pas un peuple. Même l’étude de certaines maladies génétiques prouve qu’il est totalement contraire à la vérité scientifique de défendre l’idée d’une quelconque homogénéité d’un prétendu “peuple juif”. Bien avant Schlomo Sand, Raymond Aron l’avait écrit.

Les Sépharades sont porteurs fréquents des gènes d’une maladie nommée maladie périodique ou fièvre méditerranéenne familiale. Ils partagent d’ailleurs ce gène avec les Arméniens !

Les Ashkénazes, quant à eux, ne sont pas porteurs de ce gène, mais de celui qui prédispose à une affection appelée “maladie de Gaucher” – dont 9 % d’entre eux, en Israël, sont porteurs…

Et puis le projet sioniste contredisait tous les efforts faits, après l’affaire Dreyfus et la fraternité de combat durant la Première guerre mondiale, pour enraciner un véritable franco judaïsme. Je pense à ce dialogue[2] de la Grande illusion de Jean Renoir – assez ambigu pour que le film ait été interdit à la Libération – entre l’officier Gabin et le juif Dallio.

Mais en 2009, dire ou écrire qu’on est sioniste ou antisioniste n’a plus aucun sens ! Le sionisme a atteint son objectif : l’État d’Israël a vu le jour le 14 mai 1948. Depuis, ce que je critique, c’est la politique de cet État, et par dessus tout son refus de se plier au droit international, d’évacuer l’ensemble des territoires qu’il a occupés en 1967, de laisser s’y construire un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, de démanteler ses colonies et de contribuer à une solution juste du problème des réfugiés.

Quant à l’antisémitisme, franchement, je ne crois pas avoir de leçon à recevoir : je l’ai connu pendant la guerre et je me suis battu contre lui depuis.

En m’engageant dans la campagne en faveur des Juifs d’URSS. En agissant au côté de Pierre Vidal-Naquet, contre le négationnisme. En contribuant à la préservation de la mémoire Juive - y compris, mais pas seulement, celle du génocide. En ne laissant pas passer les tirades absurdes de Mahmoud Ahamadinejad.

A vrai dire, s’il existe un “nouvel antisémitisme” comme le prétend -un Pierre-André Taguieff, n’est-il pas incarné par les inconditionnels d’Israël ? Parce qu’ils associent notre image de Juifs aux horreurs commises par la soldatesque israélienne à Gaza.

Mais aussi, au-delà, parce qu’ils mettent Israël en danger. La principale menace, pour Israël, ne vient plus de ses voisins, mais de sa propre politique. Au lieu de négocier avec les Palestiniens et les autres peuples arabes une paix qui permettrait à leur pays de s’insérer enfin au Proche-Orient, les dirigeants israéliens misent sur le seul rapport des forces militaires. Mais celui-ci n’est pas éternel, comme l’ont montré, après les deux Intifadas, les aventures du Liban et de Gaza. ..

Marcel-Francis KAHN
Ex-chef de service rhumatologie à l’hôpital Bichat
cofondateur de l’Association France Palestine Solidarité
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[1] NDLR Le Rassemblement démocratique Révolutionnaire (RDR) fondé après guerre, entre autres par David Rousset, Georges Altman et Jean-Paul Sartre, voulait créer une “troisième force” à gauche, pour un socialisme révolutionnaire et démocratique. Son journal La Gauche, parut de mai 1948 à mars l 949.

[2] NDLR La grande illusion -1937- de Jean Renoir, dialogues de Charles Spaak : 1ère Guerre Mondiale, dans un camp de prisonniers français, Maréchal, ouvrier (Gabin) et Rosenthal, fils de banquier juif (Dallio) fraternisent. Les deux compères s’évadent vers la Suisse â travers la campagne allemande Rosenthal glisse, c’est l’entorse, Maréchal le soutient dans sa fuite. Epuisés, sous le froid, la neige et mourant de faim, les invectives surgissent. Maréchal – Et d’abord, j’ai jamais pu blairer les juifs abandonne Rosenthal sur le bord du chemin, puis quelques images plus loin, vient le rechercher, ils tombent dans les bras l’un de l’autre.

Source La Feuille de Chou

vendredi 20 novembre 2009

Bil'in un reportage de Luc Chartrand


Pour une fois Radio Canada a présenté un reportage sur la lutte que les Palestiniens mènent contre le mur à Bil'in. Le reportage du journaliste Luc Chartrand est disponible sur le site « Une heure sur terre ». Voir Émission du 20 novembre 2009 « Le mur de Bil'in » et celle du 23 octobre 2009.

Ottawa et les prisonniers afghans

Voici un Commentaire fort intéressant de Denise L. paru sur le site de Radio Canada suite aux divulgations de Richard Colvin sur la torture pratiquée en Afghanistan que le gouvernement conservateur de Harper tente de minimiser en attaquant le diplomate Colvin.

Le gouvernement Harper une couleuvre

Louise Harbour, qui fut la première juge à la Cour du Droit pénal international, en quittant son poste, a reçu de multiples hommages de partout dans le monde. M.Harper avait donné ordre à ses députés de l'ignorer à la Chambre des Communes. La raison : elle avait osé dénoncer les abus d'Israël durant l'invasion du Liban et ceux commis en Palestine envers les civils, ce pays risque d'être jugé pour crimes de guerre. À l'époque, Harper avait dit qu'Israël avait agi dans son droit. Il venait d'être élu... Son chemin vers le pouvoir absolu venait de commencer.

Harper n'oriente ses gestes, même à l'international, qu'avec un seul but : gagner la majorité... En Inde, cette semaine, Harper est allé visiter une communauté juive, avec plus de 1 milliard d'habitants, il visite quelques juifs... et des Sikhs qui ne représentent que 2 % de la population en Inde, mais une majorité de Sikhs vit en Colombie-Britannique... L'image à la télé est bien calculée.

La même semaine, ils ont fait parvenir dans 6 conscriptions à majorité juive au Canada, des pamphlets décrivant 'Ignatieff comme antisémite, ce qui est faux. Comme ces dépliants reçus l'an dernier, seulement dans les comtés du Bloc, disant que ce parti était en faveur de la pornographie juvénile.

Un arriviste qui n'a rien à foutre des droits humains, sociaux, éthiques, etc.Gagner par tous les moyens et mensonges, les populations les moins informées. La preuve en est qu'aucun conservateur n'est élu dans aucune grande ville canadienne : Montréal, Toronto, Vancouver, sauf Calgary.

Bush avait la même tactique et gagnait en région, au sud et au centre, mais il n'a jamais gagné sur la côte est, ouest et la frontière nord où sont les grandes métropoles, sauf à Dallas, Texas.

Carl Rove, le mentor de Bush et Tom Flanagan, celui d'Harper, travaille ensemble. Et le Canada continue de s'enliser. Alors pour les droits de l'homme, on repassera.
On n’est pas sorti du... pétrole, au secours.
de Denise L.

Source « Ottawa refuse l'enquête publique » Radio Canada

Au Canada les plus riches s'enrichissent

Malgré les conditions économiques difficiles depuis un an, les Canadiens les plus riches (voir la liste) ont encore fait fructifier leur avoir.

Dans son onzième classement annuel des 100 Canadiens les plus riches, le magazine Canadian Business révèle que la richesse totale des plus fortunés au pays a grimpé de 4,6 % en un an.

La valeur de leurs actifs s'élève à 172,7 milliards de dollars. Un sommet avait été atteint en 2007, à 176,9 milliards de dollars.

Il y a maintenant 55 milliardaires au pays, soit deux de plus que l'an dernier.

Source Radio Canada

Alors que: « À un mois de Noël, près de 40 000 enfants, soit 5000 de plus que l'année dernière, ne mangent pas à leur faim à Montréal.»
C'est le tableau de la démocratie LIBÉRALE. Vive la LIBERTÉ de marché. À Lire

jeudi 19 novembre 2009

Montréal, Des enfants qui ont faim.

À un mois de Noël, près de 40 000 enfants, soit 5000 de plus que l'année dernière, ne mangent pas à leur faim à Montréal.Un portrait des plus alarmants de la pauvreté dans la métropole dans un contexte où les dons en denrées alimentaires sont en baisse considérable.

« Les enfants représentent le tiers des personnes qui ont recours au dépannage alimentaire d'urgence », déplore Johanne Théroux, directrice générale de Moisson Montréal, tout en soulignant que la détérioration de la situation semble rester invisible pour les politiciens.

Selon les données du rapport du Bilan-Faim 2009, publié mardi par l'Association québécoise des banques alimentaires, quelque 115 467 Montréalais ont recourt sur une base mensuelle à un service alimentaire, dont 40 000 enfants, alors qu'on assiste à une baisse significative des dons de denrées alimentaires.

Source l'Écho de la Baie

Pendant ce temps là certains s'en mettent plein les poches.

Un exemple, le contrat comme conseiller spécial de M. Guay se termine le 27 novembre. Il va recevoir une prime qui touchera le million de dollars, montant qui est basé sur ses 14 années de service à la Caisse de dépôt. M. Guay avait un salaire de 425 000 $ comme p.-d.g et 325 000 $ comme conseiller spécial. Il avait été à la tête de la caisse environ 4 mois.


Source Argent Canoë

C'est pour quand la révolution dans le monde merveilleux de Disney? On peut bien critiquer la politique des autres pays, mais commençons donc par regarder dans notre propre cour.

À Lire « Cette faim qui n'a plus de fin » de Jean Sébastien Bernatchez

Torture en Afghanistan le Canada complice

Le témoignage de Richard Colvin confirme que la politique canadienne n'a pas respecté ce qu'elle preche a travers le monde. Harper et sa bande contreviennent au droit international et sont la suite conséquente des politiques de leur maitre néo-conservateur américain

« Complicité canadienne et culture du secret»

« Pratiques systémiques de torture par les autorités afghanes, culture du secret au sein des forces armées canadiennes, tentatives de censure de la part de hauts fonctionnaires canadiens: le diplomate Richard Colvin a livré mercredi un témoignage troublant devant le comité parlementaire spécial sur l'Afghanistan, à Ottawa.

M. Colvin a oeuvré pour le ministère canadien des Affaires étrangères à Kaboul, puis à l'ambassade canadienne à Kandahar pour une durée totale de 18 mois, en 2006-2007.

M. Colvin a affirmé devant les membres du comité que, selon les informations sur le terrain, les prisonniers remis aux autorités afghanes avaient probablement tous été torturés. Il a fait état de coups de fouets assénés avec des câbles électriques, de chocs électriques, de privations de sommeil, de soumissions à des températures extrêmes, de blessures à l'arme blanche, de sévices sexuels et de viols.

«Pour les interrogateurs à Kandahar, il s'agissait d'une procédure normale.» selon Richard Colvin

Au cours de son mandat en Afghanistan, il dit avoir envoyé 17 ou 18 rapports portant précisément sur les conditions de détention et les allégations de torture, en plus d'en avoir fait état verbalement. Dans certains cas, il est allé jusqu'à mettre 75 destinataires en copie, incluant des employés de ministères, dont celui des Affaires étrangères, et des organismes militaires.

En 2006, ses avertissements ont dans l'ensemble été ignorés. À partir de 2007, a-t-il ajouté, le numéro deux des Affaires étrangères, David Mulroney, l'a averti de ne plus consigner l'information sur papier mais d'en faire part au cours de conversations téléphoniques. Lors de l'arrivée d'un nouvel ambassadeur, en mai 2007, la documentation reliée aux détenus a été réduite et certains rapports ont été « censurés », expurgeant de l'information cruciale.

« Lorsque j'en ai appris davantage sur les pratiques de détention, j'en suis venu à la conclusion qu'elles étaient contraires aux valeurs canadiennes, contraires aux intérêts du Canada, contraires aux politiques officielles du Canada et aussi contraires au droit international. Elles étaient non conformes à ce que défend le Canada, contreproductives et probablement illégales.» Richard Colvin

Les détenus transférés par les troupes canadiennes, a-t-il poursuivi, n'étaient pas des « cibles de grande valeur » comme des terroristes d'Al-Qaïda, des fabriquants de bombes ou des commandants afghans et la plupart n'avait « aucun lien avec l'insurrection . En d'autres mots, nous avons détenu et envoyé à la torture plusieurs innocents »

M. Colvin a ajouté que la Croix-Rouge avait tenté d'avertir les Forces canadiennes à Kandahar de la situation des prisonniers pendant trois mois en 2006, mais personne n'a répondu à leurs appels.

Il a toutefois précisé qu'il n'avait jamais entendu d'allusions à des actes de torture commis par les militaires canadiens.

«Selon moi, certaines de nos actions à Kandahar, incluant la complicité dans la torture, ont tourné les habitants contre nous. Au lieu de gagner leur coeur et leur esprit, nous avons fait en sorte que les Kandaharis aient peur de nous. Les pratiques de détention du Canada ont aliéné la population contre nous et renforcé l'insurrection.» Richard Colvin

Le Canada, champion des transferts

Dans son témoignage, le diplomate a comparé le transfert de prisonniers par le Canada avec celui de certains de ses partenaires de l'OTAN, faisant ressortir d'importantes différences. « Le Canada a transféré un nombre stupéfiant de prisonniers, environ 6 fois plus que les forces britanniques et 20 fois plus que les forces néerlandaises », a expliqué M. Colvin.

En outre, les autorités canadiennes ont pris beaucoup plus de temps à informer la Croix-Rouge du transfert de prisonniers. Les Pays-Bas informaient l'organisme dès le transfert, la Grande-Bretagne le faisait en moins de 24 heures, tandis que la multitude d'étapes suivies par le Canada requérait plusieurs semaines, voire deux mois.

Il a également fait valoir qu'Ottawa avait gardé les pratiques de transfert « extrêmement secrètes », refusant de révéler le nombre de détenus transférés sous prétexte que cela « violerait les règles de sécurité opérationnelle », alors qu'Amsterdam en parlait ouvertement au Parlement et que Londres révélait publiquement ces chiffres.

Autres différences: le peu d'informations consignées par le Canada sur les prisonniers transférés et l'absence de suivi après le transfert.

Lors de la période de questions ayant suivi son témoignage, Le gouvernement conservateur a tenté de discréditer ses affimations.
«Vous jetez de l'huile sur les flammes d'un scandale qui en fait n'en est pas un. Toutes les preuves que vous donnez [...] proviennent de ouï-dire et de témoignages d'insurgés passés maîtres dans l'art de mentir », a critiqué le député d'Edmonton-Centre, Laurie Hawn. « Je me demande si votre témoignage est crédible », a-t-il conclu.

Lire l'intégrale de l'article sur le Site de Radio Canada

mercredi 18 novembre 2009

Israël poursuit sa colonisation

Malgré le concert de réprobation, un collaborateur du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a rejeté mercredi des protestations de Washington contre le projet de construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est, faisant valoir qu'il s'agissait de travaux de routine.

Une commission gouvernementale d'urbanisme a approuvé mardi les nouveaux logements de Gilo situé près de Bethléem, en Cisjordanie, et construit sur des terres palestiniennes confisquées,qu'Israël considère comme un simple quartier de Jérusalem où vivent déjà 40 000 Juifs. Source Radio Canada



Gilo compte plus de 30 000 habitants et fait partie de la ceinture du « Grand Jérusalem » bâtie par Israël pour renforcer son contrôle sur Jérusalem-Est. Nétanyahou a souligné que Gilo faisait « partie intégrante de Jérusalem » et qu'il n'avait aucune intention d'y limiter la construction de logements. M. Nétanyahou a indiqué que ce genre de projet privé ne nécessitait pas d'autorisation du gouvernement.

La partie orientale de Jérusalem, où vivent quelque 180 000 Israéliens - installés dans une douzaine de nouveaux quartiers - ainsi que 270 000 Palestiniens, a été conquise durant la guerre de 1967 puis annexée. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. Source Radio Canada

COMMENTAIRE

Comme d'habitude les grandes puissances ne prennent aucune mesure pour faire cesser cette politique condamnée par l’assemblée de la communauté internationale.

Canada la pauvreté se fait sentir

Alors que nos experts parlent de reprise économique, les banques alimentaires qui viennent en aide aux familles dans le besoin observent une augmentation de la demande, pendant que les détaillants en alimentation engrangent les profits. Dans la région de L'Outaouais par exemple, L'organisme (Moisson Outaouais) « estime qu'environ 30 000 personnes, dont 12 000 enfants, ne mangent pas à leur faim » sans compter toutes les autres régions du Québec. On parle au Québec de plus de 130 000 familles qui survit grâce à l’aide de ces organismes de charité. « Un nombre élevé de Canadiens qui travaillent a cependant besoin de l'aide alimentaire pour boucler leur fin de mois », souligne le directeur général de Moisson Outaouais, Jean Pigeon. Source Radio Canada

Alors qu'on cesse de nous leurrer avec des chiffres qui ne veulent rien dire surtout lorsque l'on parle de création d’emploi à temps partiel qui est payée au salaire minimum et qui ne permette pas aux familles de se nourrir convenablement.

Pendant que nos millionnaires, sans parler de nos milliardaires (un exemple), emmagasinent des profits en profitant de la crise! Comme à l'époque romaine, du pain et des jeux pour le peuple afin de les distraire de la misère qui les entoure.

Voir site Collectif pour un Québec sans pauvreté

mardi 17 novembre 2009

Monument de l'Holacauste vandalisé

Calgary l'extreme droite canadienne vandalise le monument de l'Holacauste.
Des cas de vandalisme antisémites se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche à Calgary. Des messages haineux et des croix gammées ont été peints sur un centre communautaire juif du sud de la ville et sur des propriétés des environs des quartiers Pumphill et Woodbine. Les vandales ont ciblé, entre autres, le monument commémoratif de l'Holocauste de Calgary.

Le groupe d'extrême droite Aryan Guard est présent dans cette région et des soupçons pèsent sur cette organisation néo-nazie. En mars 2009, Aryan Guard menait une campagne de recrutement dans les écoles en distribuant des disques compacts comportant des messages néo-nazis.

Source Radio Canada

Alors qu'une campagne contre les politiques d'Israël bat son plein, ces groupes d'extrêmes droites tentent de semer la confusion. Il faut dénoncer ces suprémacistes et néo-nazis où qu'ils soient.

Affaire Omar Khadr : Obama un vire capot, Harper un fumiste

Omar Khadr sera jugé aux USA par une commission militaire, tranche Washington. Le procureur général des États-Unis, Éric Holden, a annoncé vendredi que le Canadien Omar Khadr (cet enfant détenu depuis 2002, il avait 15 ans) et quatre autres présumés terroristes seront jugés en sol américain par une commission militaire. Que fait monsieur Obama lui qui a pris position pour la fermeture de Guantanamo? Et que fait notre gouvernement CONSERVATEUR dirigé par Harper, RIEN. « Les conservateurs se montrent indifférents face aux violations des droits de la personne commises contre des Canadiens à l’étranger »

Comme le souligne Irwin Cotler (ex-président du Congrès Juif Canadien), conseiller spécial libéral chargé des droits de la personne et de la justice internationale « Les Canadiens ne devraient pas être obligés de compter sur la Cour pour forcer le gouvernement à protéger leurs droits, au lieu de protéger tous les Canadiens, notre gouvernement cherche à obtenir le privilège de permettre que les violations des droits de la personne se poursuivent impunément. » Source Parti Libéral du Canada

Alors, monsieur Harper, ne venez plus nous dire que votre gouvernement défend les droits de la personne vous qui abandonnez un enfant canadien dans les mains de personne accusée d’avoir commis des sévices à l'égard de Omar. Votre ministre des affaires étrangères, Lawrence Cannon, n'est guère mieux lui qui appuie les criminels de guerre israéliens responsables de la mort de 1400 Palestiniens sans défense et sans armées.

Un jour le peuple se souviendra de vous, complice de criminel.
Source de la Photo Toronto Star et autres photos disponible sur le site.

L'affaire Askari, général iranien emprisonné en Israël?

Ali Reza Asgari, général à la retraite qui a servi dans les rangs des Gardiens de la révolution, a disparu lors d'un voyage privé en Turquie en décembre 2006.

En mars 2009, un ancien responsable du ministère allemand de la Défense a déclaré que M. Asgari fournissait des informations considérables à l'Ouest sur le programme nucléaire iranien.

Des responsables iraniens et la famille du disparu ont eux affirmé qu'il avait été enlevé.

Selon des informations diffusées dimanche sur un site internet baptisé Alef, les renseignements allemands et britanniques auraient aidé des agents israéliens pour enlever Ali Reza Asgari et l'emmener en Israël. Le site est proche d'un parlementaire iranien conservateur.
Source : Nouvel Obs

Selon une autre source (lire texte intégral ici), L'homme a purement et simplement disparu. Sans doute vit-il sous une nouvelle identité quelque part aux États-Unis. Le Mossad aurait en effet fait passer aux Américains des documents livrés par son informateur expliquant les liens entre l'Iran et l'armée du Mehdi. Ces données auraient conduit au raid de Kerbala, en Irak, durant lequel plusieurs hauts gardés des Gardiens de la Révolution furent tués et capturés par les forces américaines (20 janvier 2007).

Parallèlement, au troisième étage du QG du Mossad, à Tel-Aviv, les analystes ont travaillé sans relâche sur les informations d'Askari. Selon le quotidien koweïtien Al-Jareeda, la taupe iranienne aurait livré des détails concernant un réacteur nucléaire en construction au bord de l'Euphrate, en Syrie. Ces informations permettront aux Israéliens de bombarder l'édifice une année plus tard, le 6 septembre 2007, à la surprise du monde arabe et en dépit de l'acquisition par les Syriens de systèmes de défense antiaérienne vendus par les mollahs. En réalité, cette vente était supervisée par... Askari lui-même!

Avec l'affaire Askari, le Mossad a vraiment décroché le jackpot.

Une Question demeure, est-il disparu ou collabore-t-il avec la CIA et le Mossad?

Al-Qaida contre le Hamas

Une excellente analyse de Jean-Pierre Filiu sur le conflit entre les Frères musulmans, le Hamas et Al-Qaida, intitulée « The Brotherhood vs. Al-Qaeda : A Moment Of Truth ? », en anglais, sur le site du Hudson Institute. Et qui explique l’impitoyable répression menée par le Hamas à Gaza contre les groupes se réclamant d’Al-Qaida. Notons qu’un récent sondage du quotidien israélien Haaretz (13 novembre) indiquait qu’une majorité d’Israéliens étaient favorables à un dialogue avec le Hamas (« 57% of Israelis support plan to talk to Hamas »). Dialogue que le gouvernement français, lui, refuse toujours...

Pour ceux qu’intéressent les débats internes et les évolutions des Frères musulmans, l’article de Husam Tammam, « Back to the future » (Al-Ahram Weekly, 29 octobre 2009). La crise de l’organisation comme reflet des blocages et de la fermeture totale du système de pouvoir égyptien.

Source Les Blogs du Diplo

lundi 16 novembre 2009

CIA et les services secrets du Pakistan

Selon un article paru dans la Presse, la CIA financerait les services secrets au Pakistan.

La CIA, l'agence de renseignement américaine, verse depuis les attentats du 11 septembre 2001 des centaines de millions de dollars aux services secrets pakistanais, notamment pour financer l'enlèvement ou l'assassinat de centaines de personnes, rapporte le Los Angeles Times. La CIA financent à hauteur d'un tiers le budget annuel du renseignement pakistanais (ISI), a affirmé le quotidien de la côte ouest

Les versements ont d'abord été approuvés par l'ancien président américain George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, puis poursuivis par son successeur Barack Obama, selon le Los Angeles Times.

Selon des responsables de la CIA cités par le journal, les sommes payées sont faibles comparées à l'aide officielle américaine fournie au Pakistan, qui se chiffre en milliards de dollars.

De «600 à 700 personnes» ont été enlevées ou tuées dans le cadre de ce programme, a affirmé au journal un ancien responsable américain ayant travaillé avec Islamabad.

«Faire disparaître toutes ces personnes a été une bonne chose et cela a permis d'économiser l'argent du contribuable», a-t-il ajouté. Le quotidien affirme également que des agents pakistanais ont été invités par la CIA à suivre des formations dans un lieu secret de Caroline du Nord (sud-est).

Le Los Angeles Times souligne également que ce programme a suscité des tensions au sein de l'administration américaine alors que le renseignement pakistanais est soupçonné de liens avec les talibans.

Source La Presse

Un groupe Heavy Métal dénonce Israel

Avis aux oreilles qui ne sont pas familiers avec ce style. Guzin Bilgi, un activiste turc et Sakis, un musicien grec, qui dénoncent le sionisme israélien avec mordant... Le texte est cru et comme le titre l'indique, sans nuance. La formule-choc suscitera sans aucun doute la polémique, mais c'est le but souhaité.



Les Paroles de la chanson «Die Israel»

Your holy mission....Only true vision....Is to kill....Murder...Cause turmoil...
Create massacre!

Judaism it's not...Zionism they say...Rascism lies deep...In the roots of (this)religion ...And your religious way!

DIE ISRAEL! DIE! DIE!

You might be man...But not of my kind...You are not human...A monster...With a sick mind

Crucify the devil...Await the antichrist....Your nightmare is peace...Peace to come...Peace to arise

You sold your soul to satan...Sealed a deal together in hell...sowed the seed of evil

who has murdered....one thousand three hundred eighty seven civilians...two hundred fifty two children..in gaza...who massacred two hundred fifty two men, women and children on nine April nineteen fourty eight in deir yassir...butchered women with knives..shot them with their children..slaughtered babies in their wombs...who...who...

Your holy mission...Only true vision...Is to kill...Murder...Cause turmoil...Create massacre!

Judaism it's not....Zionism they say...Rascism lies deep...In the roots of (this) religion ...And your religious way!


Source: Palestine Think Tank.... TLAXCALA...

Un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes


Au moment où plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim, on trouve des centaines de milliards de fonds publics pour alimenter les banques et les plus riches. Cela montre la barbarie d’un système économique et politique qui refuse de prendre les mesures environnementales nécessaires pour assurer la survie de l’humanité et de partager de façon équitable les revenus sur la Terre pour sauver les populations affamées.

À La Réunion, des responsables politiques agissent à la fois pour préserver notre environnement et pour en finir avec « l’apartheid social » qui ronge notre société. Ce combat réunionnais souligne l’importance du lien entre la révolution écologique et l’urgence sociale.

Source Témoignages

L'ONU et la Banque islamique de développement concluent un accord agricole de 1 milliard de dollars


onu. 1 enfant meurt de faim tte les 5 sec (Jean Ziegler)
envoyé par skoumassou. -