mercredi 1 février 2012

Syrie, L’ONU paralysée, mais par qui ?

Les puissances impérialistes utilisent la couverture des Nations unies à des fins qui ne servent que leurs intérêts et dessinent un remodelage des équilibres mondiaux et régionaux à leur avantage.


par Kharroubi Habib
« Pourquoi ces puissances occidentales, et surtout l’Amérique qui en est le leader, maintiennent-elles l’ONU en dehors du conflit israélo-palestinien et s’opposent tout aussi cyniquement à son intervention en faveur de la population palestinienne, elle aussi pourtant en besoin de l’application en sa faveur du “droit de protection” qui a été mise en œuvre en Libye et qu’elles veulent rééditer pour la Syrie? »
Dans la crise libyenne, la Russie s’était un moment opposée à une résolution du Conseil de sécurité autorisant l’intervention internationale pour « protéger » la population de la répression « massive et aveugle » (il n'y a pas eu de répression aveugle) déclenchée contre elle par les forces du colonel Kadhafi. Elle s’est ensuite ravisée et a permis le vote de cette résolution. Mais le Kremlin s’est vite rendu compte que les Occidentaux ont fait usage de cette résolution à des fins qui ont outrepassé le mandat fixé par elle à l’intervention internationale. Ce qui a découlé de cet usage, les gouvernants russes l’ont ressenti comme une humiliation et une atteinte à leurs intérêts géostratégiques en Libye et dans l’ensemble de la région.

Voilà ce qui explique en partie la position d’intransigeance affichée par la Russie dans la crise syrienne. La Russie n’accordera aucun « blanc-seing » à une nouvelle intervention sous couvert de l’ONU. D’autant que dans le cas de la Syrie, Moscou a d’autres raisons pour faire obstruction à toute résolution du Conseil de sécurité ouvrant la voie à ce type d’opération.

L’ex-URSS a noué et entretenu un partenariat stratégique avec le régime syrien, alors dirigé par Hafed el-Assad. Partenariat stratégique à tous points de vue, politique, militaire et économique. La Russie s’en est tenue à la même conduite dans ses relations avec l’État syrien, dont le rôle est névralgique concernant les équilibres de la région proche et moyen-orientale. Les Russes ne lâcheront pas facilement le régime de Damas, car ils craignent que sa chute entraîne des répercussions préjudiciables pour la sécurité nationale de leur pays par l’effet de contagion qu’elle pourrait avoir sur les Républiques et autres entités musulmanes se trouvant dans l’orbe russe. À tort ou à raison, Moscou voit derrière les bouleversements qui surviennent dans le monde arabe, l’application d’un plan de recomposition politique de la région se faisant au détriment de ses intérêts de grande puissance. Les centaines de victimes que fait, au fil des semaines, la confrontation entre le régime syrien et ses contestataires ne pèsent pas lourd au regard des enjeux qui, pour la Russie, sont en cause dans la crise que traverse ce pays.

Il est réducteur de ne voir dans le comportement de Moscou en cette affaire que la solidarité d’un pouvoir autoritaire pour un autre. La Russie défend une solution qui préserve ses intérêts nationaux et elle n’est pas celle que les Occidentaux veulent faire aboutir. Ces derniers ont le beau rôle consistant à apparaître du côté des soulèvements populaires porteurs de revendications de liberté et de démocratie. Sauf que leurs véritables intentions et objectifs, cachés par cette posture, ont été dévoilés dans la crise libyenne. Une mise à nu qui est cause de la paralysie de l’organisation nations-unienne dans celle de la Syrie.

Par son statut au Conseil de sécurité, la Russie est évidemment un acteur déterminant de cette paralysie. Mais sa position dans cette crise est partagée par de nombreux autres États qui contestent aux puissances occidentales l’utilisation de la couverture des Nations unies à des fins qui ne servent que leurs intérêts et dessinent un remodelage des équilibres mondiaux et régionaux à leur avantage. Si cela est faux, pourquoi ces puissances occidentales, et surtout l’Amérique qui en est le leader, maintiennent-elles l’ONU en dehors du conflit israélo-palestinien et s’opposent tout aussi cyniquement à son intervention en faveur de la population palestinienne, elle aussi pourtant en besoin de l’application en sa faveur du « droit de protection » qui a été mise en œuvre en Libye et qu’elles veulent rééditer pour la Syrie?

L’ONU est bloquée parce que ces puissances l’ont déconsidérée en exploitant sans vergogne ses résolutions ou en les ignorant quand elles ne concordent pas avec leurs desseins.


À lire:
Canada: La Syrie sous la terreur et le gouvernement Harper continue la désinformation
Un extrait

Les mousquetaires de la soi-disant « opposition » syrienne ne pratiquent ni la méditation transcendantale ni le Tai Chi, mais au contraire ils maîtrisent bien l’art de tuer, comme ils sont lourdement armés.

En un mot, incriminer le régime syrien, sous prétexte de « droits humains », au lieu de condamner les groupes armés de la soi-disant « opposition » syrienne, n’est qu’une sorte de souffler de cendre dans les yeux, pour désinformer l’opinion publique; ce qui risque, en effet, de donner l’impression que le gouvernement Harper sous-entendu justifie les actes de violence venant de la part de la soi-disant « opposition » syrienne.

A fortiori, les Canadiens ont le droit de savoir la vérité à propos des prétendus « manifestants pacifiques » et « réformes démocratiques », chers au cœur de notre gouvernement Harper.

Sans nul doute possible, la réalité des événements en Syrie est, tristement, loin d’être une sorte de « réformes démocratiques » ni de « manifestations pacifiques »; seule la haine religieuse envers tout ce qui est « Autre » se cache derrière les motivations réelles de la Saison de violence en Syrie. Pourtant, le misérable Conseil national syrien, en pratiquant la subordination aux puissances impérialistes, déclare la révolution nulle et non avenue.


Syrie, le Canada prend parti

Notre va-t-en-guerre se lève

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a affirmé aujourd'hui que la Syrie massacre des civils innocents, et que le temps est maintenant venu pour le Conseil de sécurité de l’ONU de s’attaquer à cette situation qui ne cesse de se détériorer. (Devoir)

Au lieu de demander la fin des attaques armées et une table de négociation entre les parties, notre perroquet de l'impérialisme canadien demande à l'État syrien de laisser les milices s'en prendre aux autorités...

Que feriez-vous, monsieur Baird, si les Québécois décidaient de prendre les armes pour lutter contre votre gouvernement qui ne cesse de nier notre droit à l'autodétermination?

Alors, cesser votre discours de va-t-en-guerre et demandez aux deux parties de déposer les armes et d'établir un dialogue et sans exiger le départ de Assad qui représente légitimement le peuple syrien que vous l'aimiez ou non... Qu'avez-vous fait pour les Honduriens qui furent victimes de violence par le régime? Sans parler des autres régimes Bahrain, Arabie saoudite, Qatar...

Alors, cessez de nous prendre pour des cons monsieur Baird. La majorité des Canadiens n'ont pas voté pour vous et votre Parti... Vous ne représentez pas le peuple canadien, car vous avez été élue, par seulement  25 % des Canadiens c'est l'aberration démocratique de notre système électoral. Alors, cessé de pavaner vous discréditez la vraie démocratie que vous ne représentez pas.


mardi 31 janvier 2012

Étranges otages iraniens de l’Armée syrienne libre

par Bahar Kimyongur

Le 26 janvier 2012, la brigade Farouk, une branche de l'Armée syrienne libre qui combat le gouvernement de Damas, annonçait la capture de mercenaires iraniens. Images à l'appui, le mouvement d'opposition entendait dénoncer le soutien de Téhéran à la répression de Bachar el-Assad. Pourtant, ces images soulèvent quelques questions. Les mercenaires ressemblent étrangement à des ingénieurs dont on avait déjà annoncé la capture plusieurs semaines auparavant. La brigade Farouk aurait-elle organisé une mise en scène? Si oui, dans quel but? (IGA)

 A Homs, la brigade Farouk, filiale de l’Armée syrienne libre, d’abord autoproclamée « Mouvement contre l’expansion chiite », annonçait le 21 décembre avoir capturé sept ingénieurs iraniens qui travaillaient à la construction d’une centrale électrique à Jandar dans le sud de Homs.

Dans son numéro du 5 janvier 2012, Paris Match publie une photo dans laquelle on voit quatre otages attachés dans le dos. Ils apparaissent assis sous un drapeau syrien de l’époque du Mandat français, symbole de la rébellion actuelle, et sur lequel est inscrit « Brigade Farouk » en arabe. L’un des otages est debout face au « lieutenant Tlass » de l’Armée syrienne libre (ALS). Ce dernier pause d’un air martial en tendant un passeport ouvert à la page d’identité de son infortuné titulaire.

Le 26 janvier, la brigade Farouk diffuse un communiqué dans lequel elle explique détenir cinq Pasdaran, des Gardiens de la révolution iranienne et deux civils. Le lendemain, Al Jazeera diffuse une vidéo des otages réalisée par la brigade Farouk. On y voit cinq des otages iraniens.
Photos des ingénieurs électriques iraniens capturés par l'ALS à Homs en décembre...

transformés en tireurs d'élite du régime des mollahs en janvier"
À regarder de plus près, on reconnaît aisément trois des otages du groupe des sept ingénieurs capturés le 21 décembre et dont la photo est parue dans Paris Match. Mais l’ALS a fait croire à deux enlèvements séparés.

 Elle a également bluffé en exhibant des documents censés être des cartes de soldats d’active alors qu’il s’agit de documents prouvant que les ingénieurs ont accompli leur service militaire, un document que les Iraniens portent souvent sur eux.

Pour accroître le doute, les membres de l’ALS ont poussé la mise en scène jusqu’à revêtir leurs victimes d’uniformes noirs caractéristiques des Gardiens islamiques de la révolution iranienne.
 Ils ont soigneusement placé un Dragunov, arme de prédilection des snipers, entre les otages pour compléter le décor.

Sous la menace, ces derniers ont déclaré appartenir à une unité chargée de réprimer les manifestants syriens selon des directives de l’Armée de l’air syrienne.

Après avoir exprimé leurs regrets d’avoir tiré sur des femmes et des enfants, ils ont appelé le Guide iranien de la révolution islamique Ali Khamenei à intercéder en leur faveur. Cette mise en scène propagandesque ne semble choquer aucun média gouvernemental.

La présence en Syrie d’ingénieurs électriques iraniens en vue de suppléer aux besoins énergétiques de ce pays n’a rien d’un primeur, le pays étant exposé à des actes de sabotages à répétition qui plongent des villes entières dans l’angoisse et la pénurie.

 On peut à contrario supputer que les otages iraniens ne travaillaient pas que dans le civil.

Après tout, la Syrie et l’Iran sont liés par un partenariat stratégique scellé à Damas en février 2010.

D’autant qu’ils ont face à eux une opposition radicale syrienne instrumentalisée par les alliés des USA dans la région.

En effet, sous l’uniforme de l’ALS, les rois sont nus : pétro-monarques du Conseil de coopération du Golfe (CCG) conduit par la théocratie putschiste qatari Hamad Bin Khalifa al Thani, lui-même flanqué du padichah turc Recep Tayyip Erdogan et du tandem Hariri-Bandar Ben Sultan, pilier de l’axe terroriste libano-saoudien, tous veulent se libérer coûte que coûte de la « menace iranienne ».

Depuis le début du soi-disant « printemps arabe », ces roitelets et non moins pièces maîtresses du Projet Grand Moyen Orient conçu par l’administration Bush et concrétisé par Obama s’adonnent à leur combat favori : la guerre contre l’hérésie chiite et ses avatars politico-confessionnels (Iran, Irak, Hezbollah libanais, alaouite, opposition bahreïnie, etc.).

Tous ces nouveaux apôtres de la démocratie pro-occidentale arrosent de leurs pétrodollars, hébergent et entraînent leurs nouvelles légions regroupées dans l’Armée syrienne libre (ALS) dont le discours se sectarise à vue d’œil.

Quant à Idleb, Homs et Deraa, respectivement les lignes de front turques, libano-saoudiennes et jordaniennes de la guerre contre la Syrie et principaux foyers de l’insurrection conservatrice, ils grouillent de salafistes qui, au grand bonheur de Washington et Tel-Aviv, mènent eux aussi leur djihad contre le chiisme.

La « fitna » entretenue par Al Qaida et ses succursales au Liban, en Irak et maintenant en Syrie sur le dos des otages iraniens, nouvelle arme de destruction massive des USA ?

Curieusement sur Facebook, un groupe disant soutenir la Palestine et dont une de ses administrateurs a soutenu l'intervention de l'OTAN en Libye et bien maintenant joint sa voix aux concerts de nos va t'en guerre en Syrie... Chercher l'erreur. C’est à se demander à quels Saints se vouer.

Documentaire sur la crise en Libye (Vidéo)

Les médias ont menti sur la Libye permettant ainsi son démembrement... maintenant quel rôle les médias entendent-ils jouer concernant la Syrie?

On nous a menti sur la Libye avec comme résultat qu'une partie de la population libyenne a fuie dans les pays avoisinants et laissant le chaos s’installer pour des années dans ce pays... permettant aux différentes compagnies impérialistes de poursuivre leur conquête de l'Afrique.

Voici un document qui retrace le conflit qui a mené à son démembrement et faisant plus de 50,000 morts. Sans l'OTAN qui a violé les résolutions de l'ONU, les libyens ne seraient pas dans cette situation tout comme les irakiens qui se retrouvent aujourd'hui dix ans plus tard avec plus de un million de morts...


L'ignorance c'est la force (vidéo)

« L’ignorance c’est la force, la liberté, c’est l’esclavage ».
G. Orwell
George Orwell avait raison.

Gardez votre peuple dans l'ignorance et votre pouvoir n'en sera qu'accru. Et tous ceux et celles qui s'acharnent à leur apprendre à lire, écrire et compter sont des déviants qu'il faut mettre au pas.

Vive la crise (vidéo)

Écrite entre deux chocs pétroliers 1973 et 1979 où le cout du baril a augmenté de 120 pour cent. Cette chanson prouve seulement que depuis rien n’a changé et que malheureusement cette chanson est toujours d'actualité!

lundi 30 janvier 2012

Syrie Iran, les pays impérialistes en crise ont faim

Avec la crise qui secoue les pays impérialistes et face à la colère grandissante des citoyens vis-à-vis leur politique d’austérité, nos amis impérialistes voudraient bien mettre la main sur l'Iran et ses réserves pétrolières en s'ingérant dans le conflit intérieur syrien...

Ce projet mis de l'avant par le père de G.W.Bush (lire ici 1)  et ses sbires (PNAC 2) assistés par des ONG financées par Washington et le pentagone ont donné ses résultats. L'Afghanistan où on retrouve les plus grandes réserve de lithium nécessaire ala fabrication des piles, nécessite la présence militaire AMÉRICAINE... Il n'y avait pas que des militaires en Afghanistan... mais des géologues.

L'Irak avec ses réserves de pétrole est obligé de se reconstruire tout en faisant face à une situation chaotique. Situation qui sert aussi les intérêts des impérialistes qui luttent entre eux pour le contrôle de la ressource.

Clic pour agrandir
La Libye, elle aussi convoitée pour son désert (énergie solaire document PDF 3 et lire article ici 4 ) et ses ressources pétrolières sans compter sa situation géographique pour implanter des bases militaires en Afrique pour contrer l'influence de la Chine...

La Syrie porte d'entrée sur l'Iran... tout se met en place pour une confrontation...

Cet échiquier a été pensé depuis longtemps et nos stratèges ne sont pas des imbéciles, ils placent leurs pions pour servir leurs intérêts et retarder leur chute dans leur propre pays... Les guerres qu'ils fomentent contre la Syrie, l'Iran et toute la propagande qui est mise en place par les médias ne servent pas la cause des peuples... Les impérialistes utilisent leur nouveau concept de guerre humanitaire pour maintenir les nations sous leur joug, violant la souveraineté nationale et le principe qui veut que les États soient les maîtres d'oeuvre de leur politique... Dans le jargon du père Bush, c'est la doctrine du Nouvel Ordre Mondial établi en 1990 ( voir discours de Bush )...

Ne soyons pas dupe de ce jeu d'échec qui se joue sur notre dos et des générations futures qui devront en assumer les coûts, au moment où le chômage chez les jeunes est manifeste et où l'on coupe dans les services alors qu'on trouve les moyens de financer des guerres...

Notre seule réponse a leur plan, refusons de payer pour ces guerres et non à l'ingérence dans les affaires intérieures des pays...

Notes


Syrie , Nouvelle vidéo sur la mort du journaliste français

Nouvelle vidéo sur la mort du journaliste français par les forces d’opposition syrienne et la présence de sa conjointe ( 4 minutes 59 ).... et comment les rebelles pilonnent la ville de Homs.


Un syrien lâchement torturé et pendu par les rebelles!! puni pour avoir témoigné et dit la vérité aux observateurs de la ligue arabe. Photo ci dessous.






Syrie, le rapport de la mission des observateurs arabes

Le Secrétariat général a demandé aux États membres et aux organisations non gouvernementales arabes de notifier les noms des candidats devant rejoindre la Mission d’observation en Syrie. Et à la lumière de cette procédure, la Mission d’observation des observateurs de la Ligue arabe est constituée – à ce jour — par 166 membres en provenance de 13 pays arabes et de six organisations non gouvernementales arabes concernées.

Quelques extraits

La Mission a reçu des communiqués en provenance de l’extérieur de la Syrie faisant état du nombre de détenus syriens s’élevant à 16237. Elle a reçu des communiqués en provenance de l’opposition à l’intérieur de la Syrie faisant état du nombre de détenus syriens s’élevant à 12005.

Les équipes de terrain de la Mission se sont attelées à vérifier la validité de ces chiffres découvrant ainsi l’existence de déclarations contradictoires, des informations incomplètes, inexactes, et la présence de noms dupliqués. La Mission poursuit son investigation avec les agences gouvernementales concernées pour parvenir à la véracité des chiffres. 

 34 — La Mission a remis au gouvernement syrien toutes les listes reçues et provenant de l’opposition de l’intérieur et de l’étranger, tout en exigeant la libération de ces détenus conformément à la mise en œuvre du Protocole.

 35 – En date du 15/1/2012, le Président Bachar al-Assad a promulgué un décret dont les termes et le contenu sont l’octroi d’une amnistie générale pour les crimes commis dans le contexte des événements qui sont survenus depuis le 15/03/2011 jusqu’à la date de publication du présent décret. L’application de ce décret incombe aux autorités gouvernementales compétentes afin de libérer des détenus dans les différentes régions par vagues successives à l’exclusion des personnes poursuivies pour d’autres affaires judiciaires. La Mission avait pour rôle de superviser la libération des détenus et de suivre l’actualité du problème avec le gouvernement, en assurant la pleine coordination avec le gouvernement et en interpellant le gouvernement qui est tenu d’apporter des réponses.

36 – Le gouvernement syrien a rapporté le 19/1/2012 que 3569 détenus ont été libérés par les juridictions militaires et civiles. La mission a vérifié, jusqu’à ce jour,  la libération effective de 1669 détenus.  Et la Mission continue de poursuivre la mise en application de ce décret tant avec le gouvernement qu’avec l’opposition jusqu’à la confirmation définitive de la libération de tous les détenus, et ce, en présence des Observateurs de la Mission ou par l’authentification des documents relatifs à cette procédure.

 37 – La Mission a constaté, à ce jour, que le nombre total de détenus libérés par le gouvernement syrien est comme suit :
 — Avant le décret d’amnistie : 4035 détenus.
 — Après le décret d’amnistie : 3569 détenus.


LES MÉDIAS

Le gouvernement syrien, par la voix de son ministre de l’information, a confirmé avoir accordé l’agrément à 147 divers médias arabes et étrangers depuis le début de décembre 2011 et jusqu’au 15/01/2012. 112 divers médias étrangers nouveaux ont visité le territoire syrien en plus des  90 médias déjà présents sur le territoire syrien qui disposent de correspondants permanents.

42 — La Mission a suivi cette question et a observé la présence de 36 médias arabes et étrangers et un certain nombre de journalistes dans un certain nombre de villes syriennes. Elle a reçu quelques plaintes qui indiquent que le gouvernement syrien a accordé des autorisations pour certains médias d’opérer en Syrie pour une durée n’excédant pas 4 jours considérés comme durée insuffisante de leur point de vue, en plus de ne pas permettre leur déplacement à l’intérieur du  pays à moins d’indiquer au préalable leur destination et de demander une autre certification pour se rendre à certaines zones sensibles. Le gouvernement syrien se dit prêt à accorder aux médias des mandats de 10 jours renouvelables.

MORT DU JOURNALISTE FRANÇAIS

44 — La ville de Homs a été le témoin de l’assassinat d’un journaliste français travaillant pour France 2, et de la blessure d’un journaliste de nationalité belge. Sur ces deux cas, le gouvernement et l’opposition ont échangé les accusations sur la responsabilité de chacun dans ces  incidents et ils ont publié, chacun, des déclarations condamnant la partie adverse. Le gouvernement syrien a constitué une commission gouvernementale d’enquête sur l’incident pour déterminer ses causes. Il faudrait noter que les rapports de la Mission de la Ligue arabe à Homs indiquent que le journaliste français a été tué à la suite des tirs de mortier par l’opposition.


Pour lire l'intégral ICI
Source:  ITRI: Institut Tunisien des relations internationales

À propos de la révolution syrienne (vidéo)

La « révolution syrienne » ne fait plus rêver les Occidentaux

L’unanimité de la presse occidentale et du Golfe qui a prévalu durant les dix derniers mois est en train de se fissurer. Si de grands journaux présentent l’opération de l’armée syrienne visant à libérer les villes occupées par la Légion wahhabite comme une forme de répression politique à l’encontre de civils désarmés, d’autres médias multiplient les signaux d’alerte : les photos de civils manifestant contre le président el-Assad ont laissé la place à des images d’hommes en armes cagoulés, tandis que des reportages font état d’exactions multiples à caractère confessionnel ou mafieux, et non de contestation politique.

Les médias occidentaux et du Golfe reflètent toujours la position de leurs gouvernements, mais sans chaleur : l’image romantique de la « révolution syrienne » a disparu. Le seul argument qui reste pour convaincre les lecteurs est de présenter les « rebelles » comme des « insurgés », de faire croire qu’ils sont tous des soldats syriens déserteurs et non majoritairement des mercenaires étrangers de la Légion wahhabite, souvent recrutés dans la mouvance Al-Qaida.

Tous les commentateurs attendent la prochaine séance du Conseil de sécurité au cours de laquelle devraient être présentées les propositions de la Ligue arabe et de la Russie.

Source Voltaire



Moscou a annoncé lundi (aujourd'hui) avoir proposé aux autorités syriennes et à l'opposition de se retrouver pour des pourparlers en Russie, Damas ayant déjà répondu positivement.
 (Nouvel Observateur )

dimanche 29 janvier 2012

À propos des élections et de la démocratie (vidéo)

Voici le propos qu'a tenu un de nos dirigeants Tommy Douglas en 1944 au Canada.

Tommy DOUGLAS — Thomas Clement (Tommy) Douglas (né le 20 octobre 1904 à Falkirk (Écosse) et décédé le 24 février 1986 au Canada) est un ancien premier ministre de la Saskatchewan (1944-1961). Il a dirigé le premier gouvernement socialiste en Amérique du Nord, et il a été le premier chef fédéral du Nouveau Parti démocratique (NPD.

Un petit rappel historique... pour ceux qui ont oublié. Écoutez attentivement

Libye, Le delirium tremens et l’hypocrisie crasse des ONG humanitaires

Par Allain Jules
Dans un silence de monastère, les Obama, Sarkozy ou Cameron, les bourreaux du peuple libyen, ne commentent plus les évènements macabres qu’ils ont mis en place en Jamahiriya arabe libyenne. Le sahel est devenu une poudrière. La torture s’est généralisée avec la chasse aux sorcières instituée par les renégats du CNT. Dans ce vacarme infernal, comme par enchantement, Amnesty International fait un bilan tragique et Médecins sans frontières font ses bagages. Mais, où étaient ces Organisations non gouvernementales (ONG) au moment de l’agression de l’OTAN?

Qu’il est facile d’imputer la barbarie aux pauvres Libyens qui ne sont pas non plus exempts de tout reproche! Or, la vraie s’est déroulée avec l’entremise de l’OTAN. En ce temps-là, personne n’entendait ces ONG hypocrites, bourreaux des Libyens au même titre que les puissances occidentales et leurs alliés du golfe. Ce silence complice montre le cynisme abyssal de ces gens qui n’ont cessé de faire des éloges sur la fameuse démocratie naissante qui hélas, est fait d’exactions, de tortures, d’exécutions sommaires, extrajudiciaires et des arrestations arbitraires .

Le CNT a par ailleurs adopté la loi électorale très inspirée des Frères musulmans. Une loi scélérate, très démocratique en fait. Ainsi, les personnes ayant occupé des postes de responsabilité dans les Comités révolutionnaires, de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi, et de ses organes de sécurité, ne peuvent pas se porter candidats. Dans quel pays peut-on accepter une démocratie d’exclusion ? Seulement en Afrique bien sûr, et en Libye en particulier, sans que personne ne trouve rien à redire. N’est-ce pas un aveu de faiblesse prouvant que le CNT ne règne que par la terreur en instituant des citoyens de seconde zone ?

Quant aux champions de la démocratie, leur but est atteint. Les dirigeants occidentaux qui n’avaient qu’en ligne de mire l’assassinat du frère guide Mouammar Kadhafi, l’empêcheur de tourner en rond pour la guerre de prédation menée contre son pays, ils se servent sur le dos des Libyens, volant leur pétrole et leur gaz en toute impunité. Vous avez dit guerre humanitaire? Ce conflit préfabriqué fait que, ces monstres se lèchent les babines, se délectant à souhait, tout en se taisant honteusement. Après avoir installé une société où l’impunité abyssale fait force de loi, avec la complicité des ONG, que vaut la vie d’un Libyen? Rien.


samedi 28 janvier 2012

Syrie, un témoignage pathétique

VOICI UN TÉMOIGNAGE À PROPOS DES MASSACRES EN SYRIE... JE CROIRAIS ASSISTER À UNE PIÈCE DE THÉÂTRE GREC... C'EST PATHÉTIQUE. JE ME CROIRAIS EN PLEIN DÉLIRE D'UN ÉVANGÉLISTE AMÉRICAIN... AU QUÉBEC NOUS AVONS NOTRE ÉRIC DUHAIME ET LA FRANCE SEMBLE AVOIR SON SOSIE...

EN PASSANT LE JOURNALISTE FRANÇAIS A ÉTÉ TUÉ PAR LES FORCES DE L'OPPOSITION SYRIENNE... LE PEUPLE SYRIEN EST LE SEUL MAÎTRE DE SA DESTINÉE. NE REPRODUISONS PAS UNE NOUVELLE LIBYE.


Nous parlons des droits de l’homme… et je pense... par MEMORIALCAEN

SOUVENEZ-VOUS DE CETTE HISTOIRE EN 1990




media mensonge guerre d'irak 1990 par simba_the_cat

DES TEXTES APPRIS PAR COEUR

Tunisie, le Canada veut garder une partie des avoirs du clan Ben Ali (vidéo)

La journaliste Anne Panasuk
Radio-Canada a appris que le gouvernement canadien cherche à garder une partie des biens que le clan de l'ex-président déchu de la Tunisie possède au pays.

L'idée de partager ces biens révolte la diaspora tunisienne d'ici. Sonia Djelidi, du collectif Tunisien au Canada, est indignée. « On parle de butin, de quel butin on parle? Qu'est-ce qui reste? Le gouvernement canadien a pris tellement de temps pour geler les biens que le clan a pu dilapider tous ses avoirs ici », dit-elle.

Selon nos sources, le Canada réclamerait jusqu'à la moitié des biens confisqués. Plus tôt cette semaine, le Canada a participé à une réunion en Suisse sur la restitution des biens des dictateurs arabes. L'avocat engagé par le gouvernement tunisien pour récupérer la fortune du clan Ben Ali y était.

« Je trouve ça assez choquant. Ça ne se partage pas comme ça et ça ne se partagera pas comme ça », nous a déclaré l'avocat du gouvernement tunisien Enrico Monfrini, joint au téléphone.

« C'est de l'argent mal acquis, volé, par un groupe mafieux. Et là, le Canada va partager de l'argent volé? C'est ce qui nous scandalise », explique Sonia Djelidi.

Le ministère des Affaires étrangères (John Baird, ce n’est pas nouveau de sa part, il soutient des renégats en Libye)) n'a pas voulu commenter nos informations. Il souligne qu'il faudra s'entendre avec la Tunisie sur cette question du partage.

Voir le reportage d'Anne Panasuk ci-dessous



Source Radio Canada

Libye les rebelles libyens sont des racistes (vidéo)

Coeur sensible, s'abstenir.. Cette vidéo montre les rebelles libyens qui s'en prennent aux noirs à l'hôpital de Benghazi... Cette guerre soutenue par les impérialistes dont notre cher gouvernement Harper montre le vrai visage de ce conflit... Rien à voir avec une révolution...

Sans oublier tous les autres crimes qui ne seront jamais punis. C'est ce genre de révolutionnaire que notre cher French Canadian Charles Bouchard commandant des opérations en Libye a soutenu et que notre gouvernement Harper a félicité... Ah! qu'elle est belle notre démocratie! 

Related Posts with Thumbnails